Battus 2-0 à l’aller en Allemagne une semaine plus tôt, les Alsaciens ont brillamment renversé la vapeur, jeudi, en surclassant Mayence (4-0).
Publié le 16/04/2026 22:54
Mis à jour le 16/04/2026 23:51
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Plus que jamais, Strasbourg est à l’heure européenne. Pour la première fois de son histoire, le RCSA disputera une demi-finale de coupe d’Europe, après avoir renversé Mayence en quart de finale retour de Ligue Conférence (4-0). Battus 2-0 à l’aller en Allemagne, les Alsaciens ont pris une revanche éclatante sur leur pelouse, jeudi 16 avril, lors d’un quart de finale maîtrisé, qui légitime les ambitions de victoire finale du Racing, qui avait terminé premier de la saison régulière de cette Ligue Conférence. Avant cela, le RC Strasbourg devra toutefois se défaire des Espagnols du Rayo Vallecano en demi-finale, la première à l’échelon européen dans l’histoire du club.
Passé complètement au travers de son match à l’aller, le Racing n’a cette fois pas attendu la dernière demi-heure pour entrer dans son match. Au contraire, dès les premiers instants, les Alsaciens ont récité leur football, dans un premier acte dominé de la tête et des épaules, ne laissant aucun répit aux Allemands. Car s’il a fallu attendre la 25e minute pour voir la première grosse occasion strasbourgeoise – un magnifique ciseau de Diego Moreira, repoussé par Daniel Batz -, les 35 000 spectateurs de la Meinau, bouillante, ont ensuite assisté à un festival des leurs. Un festival lancé par Sebastian Nanasi, venu ouvrir le score du pointu sur un centre de Ben Chilwell (1-0, 26e).
L’orchestre strasbourgeois a alors récité sa partition, frôlant le récital, notamment sur le deuxième but de la soirée : une tête du latéral droit, Abdoul Ouattara, en position de numéro neuf au bout d’un superbe mouvement collectif, parti du gardien strasbourgeois (2-0, 35e). Le défenseur alsacien est ensuite passé tout proche d’un doublé improbable, sur une reprise de volée en ciseau, passée juste à côté du but de Mayence (39e), avant que Daniel Batz n’écœure Julio Enciso (41e). Impressionnant collectivement, et d’un calme impérial malgré la jeunesse de son effectif et l’enjeu de la soirée, Strasbourg pouvait presque nourrir des regrets à la pause.
Un peu plus bousculés au retour des vestiaires, sans pour autant être vraiment en danger, les Alsaciens ont trouvé un second souffle dans la dernière demi-heure, pour s’éviter un passage par la prolongation. Et ce même si Emmanuel Emegha a manqué un penalty (64e), qui était la première décision arbitrale en faveur du Racing de la soirée, alors que Joao Pinheiro, arbitre portugais de la rencontre, aurait dû expulser Dominik Kohr en début de match pour un coup de coude sur Diego Moreira, mais aussi lui donner un deuxième carton jaune sur la faute causant ce penalty. Des errances arbitrales qui n’ont pas fait sortir Strasbourg de son match.
À peine trois minutes après cet échec, Julio Enciso a inscrit le but de la qualification, après un déboulé de Martial Godo (3-0, 69e). Incandescent, le public alsacien est devenu extatique cinq minutes plus tard, quand Emmanuel Emegha a enfoncé le clou de la tête, sur un centre de Julio Enciso (4-0, 74e). À l’abri, le Racing a alors géré sa fin de match dans un stade en fête, qui scandait « On est en demi, on est demi ».
Pour la première fois de son histoire, Strasbourg se hisse en effet dans le dernier carré d’une compétition européenne, quarante-six ans après son quart de finale de Ligue des champions perdu face à l’Ajax Amsterdam. Surtout, vu le visage affiché face à Mayence, comme depuis le début de la compétition, le Racing peut rêver grand et espérer être de la finale, le 27 mai à Leipzig. Pour cela, il faudra se défaire du Rayo Vallecano, tombeur de l’AEK Athènes, le 30 avril et le 7 mai prochains. L’autre demi-finale opposera les Anglais de Crystal Palace aux Ukrainiens du Shakhtar Donetsk.
Source:
www.franceinfo.fr


