Il fait une percée dans le classement: le patron de BpiFrance Nicolas Dufourcq en tête parmi les dirigeants d'entreprise les plus en vogue en 2026 selon un cabinet de communication

Le patron de Bpifrance sort en tête d’une étude qualitative de l’agence de communication VcomV Sphère Publique sur les dirigeants les plus en vogue dans la sphère publique, réalisée auprès de 160 journalistes français et anglo-saxons. Eric Trappier (Dassault) et Patrice Caine (Thalès) prennent la deuxième et la troisième place, suivis par Guillaume Faury(Airbus), Catherine Macgregor (Engie) et François Villeroy de Galhau (Banque de France).

L’agence de communication VcomV et Sphère publique ont dévoilé ce mercredi leur classement 2026 des dirigeants d’entreprises ou d’institutions les plus en vogue ces derniers mois. Réalisée sur six mois, de septembre à fin mars 2026, auprès d’un panel de 160 journalistes français et anglo-saxons, cette 11e édition donne le patron de Bpifrance (détenue par l’Etat et la Caisse des dépôts), Nicolas Dufourcq, en tête des dirigeants les plus suivis par la presse, avec une note de 15,97/20.

Selon Vincent de la Vaissière, président du cabinet VcomV, sur BFM Business, « Nicolas Dufourcq est doté d’une très grande indépendance, d’une très grande liberté de ton. Quand il dit « la hotte du Père Noël est vide », au sujet de l’Etat, il le dit haut et fort. Il a aussi deux chevaux de bataille, la désindustrialisation et la dette sociale, et occupe l’espace public ».

« Il est l’un des rares à dire la vérité, sans fard, dans un contexte politique, économique et social particulièrement troublé », estiment les auteurs du baromètre. D’autres, comme la CGT, le qualifie plutôt de « provocateur ».

« Pour la première fois en vingt ans d’études Sphère publique, ce n’est pas un patron d’entreprise publique, au sens grand public et industriel du terme, qui ressort premier », souligne l’agence VcomV. En 2024, en sortie de crise énergétique et après la crise de la corrosion sous-contrainte dans le parc nucléaire, Luc Rémont (EDF, ex-Framatome) figurait à la 1ère place du classement. En 2022, il s’agissait de Guillaume Faury (Airbus), et en 2020, de Philippe Wahl (La Poste).

« Le vide politique et le contexte géopolitique »

Pour établir ce classement, une question principale a été posée aux journalistes: qui est le meilleur dirigeant de la sphère publique française, parmi 44 entités structurantes dans cinq secteurs stratégiques? Trois critères ont ensuite été examinés à l’issue d’entretiens en face-à-face (250 heures d’interviews): l’incarnation interne et externe, la vision stratégique et la gestion des crises.

« Ce palmarès est coloré par le vide politique et par le contexte géopolitique. Il y a une instabilité politique, une incertitude budgétaire, un manque de visibilité parce que les programmations et les feuilles de route ne sont pas données, comme la PPE », souligne Vincent de la Vaissière.

« Compte-tenu de ce vide politique, un certain nombre de dirigeants du public viennent, en tant que « patrons dans la cité », dénoncer des dérives et parler vrai », ajoute-t-il.

Eric Trappier, Patrice Caine, Guillaume Faury, Catherine Macgregor… et François Villeroy de Galhau

Parmi eux, dans le Top 6 (un mouchoir de poche), se trouvent des dirigeants issus des secteurs de la défense, de l’aéronautique et de l’énergie, notamment Eric Trappier (Dassault), à la deuxième place (15,66/20), qui « incarne la logique de souveraineté nationale, particulièrement dans le dossier SCAF ».

« Les journalistes l’adorent, car c’est Tonton Flingueur, (…), il vend le Rafale comme jamais », commente Vincent de la Vaissière.

Derrière lui, Patrice Caine (Thalès) et Guillaume Faury (Airbus) « épousent tous deux la logique européenne », en lançant, en 2025, « l’Europe du spatial, Bromo, avec le groupe italien Leonardo ». « La force tranquille de Patrice Caine, c’est la technologie, il a fait pivoter Thalès comme jamais, c’est devenu une pépite technologique », ajoute-t-il.

À la cinquième place, Catherine Macgregor, patronne d’Engie dans son deuxième mandat, « a acquis une vraie légitimité au sein d’une boîte réputée compliquée », indique VcomV. Elle a « gagné en épaisseur et en surface médiatique ». Surtout, cette année « elle a pris fait et cause pour les ENR, qui faisaient l’objet de récupérations et de calculs politiques ». Elle est aussi la première femme à figurer dans ce classement depuis Anne Lauvergeon (Areva)… en 2008 !

Enfin, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, arrive en sixième position. Il incarne « un ton ni anxiogène, ni bisounours, mais la dénonciation des dérives ». « Il est devenu une lanterne dans ces débats budgétaires qui ont bien souvent sombré dans l’obscurité des ténèbres », ajoute le président de VcomV.

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France - 06/02
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France – 06/02

Source:

www.bfmtv.com

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