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Arnaud Bontemps veut faire des services publics une utopie concrète

Livre. Alors que l’état des services publics ne cesse de nourrir critiques des politiques et désespoir des usagers, Arnaud Bontemps en fait un nouvel étendard du progrès social. Sous le titre un rien provocateur Service public ou barbarie (La Découverte, 336 pages, 17,50 euros), dans un clin d’œil au slogan « Socialisme ou barbarie » lancé par la militante et théoricienne marxiste allemande Rosa Luxemburg (1871-1919), le magistrat à la Cour des comptes tente de dessiner un nouveau projet pour les administrations publiques.

Pendant que, des Etats-Unis à l’Argentine, en passant par la Hongrie, les services publics sont durement attaqués, l’auteur assure qu’il faut non seulement les défendre, mais les réinventer. Il en va de notre démocratie, alerte-t-il, dans un ouvrage documenté et convaincant.

Arnaud Bontemps commence naturellement par décrire l’état « inquiétant » des services publics et le recul qu’ils subissent dans tous les secteurs et sur l’ensemble du territoire national. Les chiffres qu’il rappelle sont édifiants : entre 1980 et 2020, le nombre de bureaux de poste a été réduit d’un tiers, celui des gendarmeries de 20 % ; les points d’accueil des régimes de retraite ont été divisés par deux, quand chaque année plus de 1 000 écoles ferment. Les écarts entre les aspirations et exigences de la population et l’offre ne cessent de se creuser sous les coups des politiques de réduction budgétaire successives. Or, dans le même temps, note le haut fonctionnaire, les besoins de la population ont augmenté considérablement : vieillissement, accroissement de la jeunesse scolarisée, hausse des mobilités, etc.

Besoins essentiels

C’est donc en partant des besoins qu’il faut repenser le fonctionnement de ces administrations publiques, qui demeurent centrales, assure Arnaud Bontemps. Les services publics emploient 5,5 millions de personnes et génèrent un quart de la richesse nationale, souligne l’auteur. Ce constat posé, il fait un salutaire pas de côté avec les discours convenus de la gauche française. « Il faut arrêter de “défendre” les services publics, en finir avec la langue morte du “c’était mieux avant” et assumer l’invention d’un idéal qui sera toujours devant nous », prévient-il. Une sorte de nouvelle utopie concrète qu’il tâche de décliner.

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Source:

www.lemonde.fr

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