Le chef du renseignement du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), Majid Khademi, a été tué le 6 avril 2026 lors d’une frappe aérienne, selon une annonce officielle des médias d’État iraniens.
L’information a été confirmée par le CGRI dans un communiqué relayé notamment par l’agence Tasnim, précisant que le haut responsable sécuritaire a trouvé la mort dans une opération qualifiée d’attaque ennemie. À ce stade, les autorités iraniennes n’ont pas fourni de détails précis sur le lieu exact de la frappe ni sur les circonstances opérationnelles complètes.
Majid Khademi occupait une position centrale au sein de l’appareil sécuritaire iranien. Il avait dirigé à la fois l’Organisation du renseignement du CGRI et l’Organisation de protection du renseignement, deux structures clés dans la surveillance interne et les opérations sensibles du régime. Son rôle était stratégique, notamment dans la gestion des menaces internes et dans le suivi des activités considérées comme hostiles par les autorités iraniennes.
Cette élimination s’inscrit dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par une intensification des frappes ciblées visant des cadres militaires et des responsables du renseignement iraniens. Depuis plusieurs mois, plusieurs figures liées au CGRI ont été visées dans des opérations attribuées, selon différentes sources, à Israël ou à ses alliés, dans le cadre d’une confrontation indirecte avec l’Iran.
La mort de Khademi intervient également dans un climat d’escalade plus large au Moyen-Orient, où les tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis connaissent une nouvelle phase de durcissement. Si aucune revendication officielle n’a été confirmée à ce stade par une puissance étrangère, Téhéran accuse régulièrement ses adversaires de mener des opérations clandestines sur son territoire.
Au-delà de l’impact symbolique, cette disparition pourrait avoir des conséquences opérationnelles au sein du CGRI. Le renseignement étant un pilier central du dispositif sécuritaire iranien, la perte d’un responsable de ce niveau pourrait entraîner des réajustements internes, voire des mesures de représailles.
Pour l’heure, les autorités iraniennes n’ont pas communiqué sur l’identité de son successeur, ni sur d’éventuelles réponses à cette attaque, mais le ton des premières déclarations laisse entrevoir une volonté de riposte à moyen terme.


