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Microsoft mise sur la puissance de calcul de Mistral pour répondre à l'explosion de l'IA

Le champion français de l’Intelligence Artificielle, le groupe Mistral, signe avec Microsoft un contrat de plusieurs milliards de dollars. Historique pour la jeune entreprise encore inconnue du grand public il y a trois ans.


Publié le 22/07/2026 09:22



Mis à jour le 22/07/2026 09:22

Temps de lecture : 1min

Montage photo. Le groupe Mistral, signe avec Microsoft un contrat de plusieurs milliards de dollars. (Gettyimages / picture alliance / Chesnot)

Le montant précis du contrat signé, mardi 21 juillet, entre Mistral et Microsoft n’a pas été dévoilé, mais l’accord vaut stratégiquement plus que le chèque lui-même. La jeune start-up française va permettre au géant informatique américain d’utiliser ses centres de données en Europe, autrement dit sa puissance de calcul sur le Vieux Continent. Cela va permettre à Microsoft de répondre à la demande croissante de ses clients en matière d’informatique dématérialisée (le cloud, le nuage informatique).

Pour l’instant, Mistral possède une base notamment à Bruyères-le-Châtel, dans le sud de Paris, qui sera pleinement opérationnelle à la fin de l’été 2026. Un autre site est en construction en Suède. Mistral veut disposer de 200 MW de capacités de calcul d’ici 2027 et 1 GW d’ici 2030. À titre de comparaison, 1GW, c’est l’équivalent de l’énergie fournie par un réacteur nucléaire. Une montée en puissance capitale pour la start-up cofondée en avril 2023 par Arthur Mensch, Guillaume Lample et Timothée Lacroix, et qui compte aujourd’hui 1 000 employés.

Pour certains observateurs, offrir à Microsoft sa puissance de calcul en Europe est une entorse à la souveraineté numérique qui fait tant débat de ce côté-ci de l’Atlantique. Mais en louant ses capacités de calcul au géant informatique fondé par Bill Gates, Mistral rejoint d’autres spécialistes du secteur comme SpaceXAI aux États-Unis ou NScale en Europe dans un business très lucratif.

L’entreprise française investit lourdement pour développer ses modèles qui serviront aussi, à terme, nos groupes français et européens. C’est là où est la souveraineté pour réduire notre dépendance aux services numériques américains. Microsoft est le gros client qui permet d’amorcer la pompe. C’est important pour Mistral qui entend mener une levée de fonds pour atteindre une valorisation de 20 milliards de dollars, soit environ 17,5 milliards d’euros.

Cet accord avec Microsoft permet à l’entreprise tricolore de ne plus vendre uniquement ses modèles d’intelligence artificielle générative, mais de fournir désormais une importante puissance de calcul pour faire tourner les IA en Europe. Il est important de noter que Microsoft ne vient pas acheter ou reprendre une entreprise française. Le groupe américain en devient le client, ce qui fait toute la différence.


Source:

www.franceinfo.fr

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