Autre conséquence de la sécheresse : les éleveurs sont en manque de fourrage pour nourrir leurs bêtes. Certains sont même obligés de vendre une partie de leur troupeau, faute de nourriture. Reportage en régions auprès de concernés.
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De l’herbe brûlée, à perte de vue. Christophe Hervy est éleveur à Ansac-sur-Vienne, en Charente, et gère la Ferme biologique du Paupiquet. En 10 ans, il n’a jamais connu une telle situation : « On l’a vu blanchir comme jamais, c’est particulier », confie-t-il. Les épisodes de canicule ont asséché ses champs. Alors, il a été contraint de vendre une partie de ses vaches pour acheter 6 000 euros de foin et nourrir ses bêtes.
« On fait le pari de se séparer de 20% du troupeau, pour 25 animaux à peu près, puisque la vente va nous donner de la trésorerie afin de racheter du fourrage, étant donné que la quantité de fourrage à acheter va être importante cette année », explique-t-il.
La sécheresse concerne plusieurs régions de France. À Coussey, dans les Vosges, elle a contraint certains éleveurs à puiser dans leurs réserves de l’hiver. Alors, une opération de solidarité a été organisée. Dix-huit tracteurs sont arrivés depuis la Marne, et 330 tonnes de paille, au total, ont été vendues à un prix préférentiel. « On n’en récoltera plus. D’habitude, on fait encore des coupes d’herbes en été, à l’automne. Là, vu la sécheresse, vu la canicule, l’herbe est grillée. Ça m’étonnerait qu’on puisse en refaire », assure Constance Helmstetter, vice-Présidente de la Coordination rurale de la Marne.
Alors que l’été est à peine entamé, les éleveurs craignent de ne pas réussir à nourrir leurs troupeaux. « Si les élevages s’arrêtent, c’est un pan de l’agriculture qui va s’arrêter. Économiquement, ça va faire mal », s’inquiète Thibault Limal, président de la Coordination rurale de la Marne.
Les agriculteurs redoutent les prochaines semaines. Si les températures restent élevées, certaines exploitations seraient en péril.
Source:
www.franceinfo.fr

