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En taxant l’ivresse sur la voie publique, le maire de Saintes assume « d’aller chercher de nouvelles recettes »

Dans la préfecture de la Charente-Maritime, les personnes interpellées en état d’ivresse publique et manifeste devront s’acquitter d’un « forfait » de 150 euros à compter du 1er juillet. Ainsi en a décidé la municipalité dirigée par le maire (Horizons) Bruno Drapron.

Saintes entend recouvrer le coût de l’intervention de ses policiers municipaux obligés de conduire les indélicats à l’hôpital avant tout placement en cellule de dégrisement, chez les policiers ou les gendarmes. L’obtention d’un « certificat de non-hospitalisation » après examen médical est obligatoire, réclame du temps et des allers-retours.

« Une patrouille a été mobilisée en moyenne trois heures », avance la commune en s’appuyant sur les dernières interpellations. « Et quand l’hôpital de Saintes est saturé, les patrouilles sont obligées d’aller à Royan ou Rochefort. Pendant ce temps-là, elles ne sont pas sur le terrain », affirme Bruno Drapron qui n’entend pas « stigmatiser une population. Beaucoup parmi ceux ramassés ont largement les moyens de contribuer aux finances de la Ville. Les marginaux ont des revenus contrairement aux SDF ».

Le socialiste Ludovic Norigeon, leader de l’opposition saintaise, regrette « qu’une situation de fragilité soit transformée en punition financière », « qu’un problème humain soit traité avec une logique comptable ». Il pointe aussi du doigt des « recettes illusoires, la plupart des gens concernés [étant] insolvables ». Bruno Drapron plaide pour le « bon sens », réfute tout « populisme » et assume : « Nous faisons le choix d’aller chercher de nouvelles recettes ».


Source:

www.leparisien.fr

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