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A la Une de la presse, ce jeudi 30 avril, les réactions à l’attaque au couteau, hier, à Londres, dans le quartier juif de Golders Green, qui a fait deux blessés. Le coup de froid entre les Etats-Unis et l’Allemagne. La polémique, en France, autour du 1er-Mai. Des propositions pour défendre les journalistes et les créateurs face à l’IA. Et peut-être la fin du diktat du « summer body ».
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A la Une de la presse, les réactions à l’attaque au couteau, hier, à Londres, dans le quartier juif de Golders Green, qui a fait deux blessés.
L’auteur présumé de cette attaque couteau à la main puis sa neutralisation par deux policiers et un passant font le Une du Daily Mirror, qui dénonce une «attaque antisémite répugnante», révoltante. Une attaque qualifiée d’«acte terroriste» par la police londonienne, citée par le Guardian. «Une attaque contre le Royaume-Uni lui-même», a réagi la députée de Golders Green Sarah Sackman, selon The Daily Express. «Combien d’autres encore?»: The Sun fait état d’une «hausse» des attaques antisémites au Royaume-Uni, en particulier à Londres, où une série d’incendies à caractère antisémite s’est produite ces dernières semaines. The Daily Telegraph cite, lui, la réaction du Premier ministre israélien. Selon Benyamin Netanyahou, les actes antisémites seraient «hors de contrôle» au Royaume-Uni et Keir Starmer devrait faire davantage pour «protéger les Juifs d’Angleterre».
Le gouvernement britannique est également mis en cause par une partie de la communauté juive. Jewish Chronicle, la plus ancienne publication juive au monde, qui a connu pas mal de remous liés à sa couverture de la guerre à Gaza, accuse l’exécutif d’avoir «failli à sa mission envers les juifs britanniques». «Le parti travailliste a passé deux ans à dépeindre Israël comme un pays maléfique et à récompenser le Hamas pour son massacre du 7 octobre en reconnaissant un État palestinien, assène l’hebdo britannique. A quoi s’attendait-il pour notre communauté?». The Guardian précise que l’attaque d’hier a été revendiquée par un groupe appelé Hayi, un acronyme qui peut se traduire par «le Mouvement des compagnons de la main droite islamique». Ce groupe a revendiqué d’autres attaques antisémites à-travers l’Europe, notamment en France, mais le journal estime que cette dernière revendication pourrait être davantage «opportuniste plutôt que téléguidée par un État», l’Iran en l’occurrence.
Le Royaume-Uni n’est pas le seul à être touché par la multiplication des attaques antisémites depuis le 7-Octobre. Haaretz rapporte que les mots «tuez tous les Juifs», ont été tagués sur un immeuble de Berlin le week-end dernier, alors qu’une synagogue près de la capitale allemande a également été vandalisée à deux reprises en quatre jours. Le quotidien israélien cite les chiffres du Conseil juif européen, selon lequel les actes antisémites se multiplient outre-Rhin, avec plus de 2 200 cas recensés en 2025, soit une hausse de 24 % par rapport à 2024.
L’Allemagne, que le président Trump, menace d’une diminution des troupes américaines stationnées sur son sol. Die Zeit relève que cette annonce «intervient dans un contexte de tensions entre Trump et le chancelier allemand au sujet de la guerre en Iran», après que Friedrich Merz a accusé les Etats-Unis de se laisser «humilier» par Téhéran. Entre Trump et Merz, rien ne va plus, et le Frankfurter Allgemeine Zeitung regrette qu’il n’y ait pas de «juste milieu» avec le président des Etats-Unis. Car si le journal estime qu’il dit une «absurdité» lorsqu’il prétend que le chancelier allemand «approuve le fait que l’Iran possède l’arme nucléaire», il est «vrai», selon le journal, que Berlin «ne dispose pas de meilleure stratégie (que Washington) pour faire face au régime menaçant de Téhéran». Face à ces tensions, l’Allemagne poursuit sa stratégie de réarmement, dont The Financial Times tente de mesurer les conséquences pour l’Europe. Le quotidien britannique fait notamment état des inquiétudes de la France pour son industrie d’armement et pour «la souveraineté du continent», «le renforcement rapide des capacités de défense de Berlin» risquant d’accroître sa «dépendance» vis-à-vis de ses fournisseurs américains.
En France, la polémique sur le 1er Mai ne s’éteint pas. Les Echos indiquent que le gouvernement a validé hier le projet de loi sur la possibilité pour les artisans de faire travailler leurs salariés en ce jour traditionnellement férié, et qu’en attendant son entrée en vigueur, il appelle à «l’intelligence collective». Une formule bien trop floue selon Le Figaro, qui explique que «ce choix de l’embrouillamini a une vertu essentielle pour le gouvernement: éviter l’affrontement avec les syndicats et la gauche, arc-boutés sur le totem du 1er Mai». L’Humanité rappelle que le 1er Mai «incarne l’histoire du mouvement ouvrier», un «symbole des luttes sociales». «Les réactionnaires en ont fait une cible, nous continuerons d’en faire un symbole. Comme un brin de muguet dans un champ de colères».
Le monde du travail est confronté en 2026 à l’essor de l’intelligence artificielle. Le Figaro publie une tribune de l’Alliance de la presse d’information générale, qui rassemble tous les quotidiens français, appelant à soutenir une proposition de loi dont le but est de créer une «présomption d’utilisation des contenus journalistiques et culturels» par les fournisseurs d’intelligence artificielle. Un texte pour protéger le travail des journalistes et des créateurs. Toujours sur ce sujet, à retrouver du côté de Courrier International, la boulette du ministre de la Communication sud-africain… qui a été contraint de retirer un projet de loi visant à réglementer, là encore, l’usage de l’intelligence artificielle, après qu’un média a révélé que son texte avait sans doute été rédigé… avec l’aide de l’IA.
On termine cette revue de presse avec une bonne nouvelle, du moins pour celles et ceux qui ont la chance de partir en vacances et qui auraient un peu trop forcé sur la raclette et la tartiflette cet hiver: Le Parisien/aujourd’hui en France l’assure, la pression du «summer body», le corps de rêve pour le caleçon de bain ou le bikini, c’est fini – enfin pas tout à fait en réalité. Le journal fait état des progrès du «body positivisme», qui invite à se détacher des injonctions angoissantes, à assumer son corps tel qu’il est. L’important, bien sûr, étant d’avoir un esprit sain dans un corps sain.
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Source:
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