AccueilÉconomieL'arrêt n'aura duré...

L'arrêt n'aura duré qu'une semaine: Totalenergies annonce le redémarrage partiel de sa raffinerie saoudienne de Satorp, arrêtée après des frappes

Des frappes avaient endommagé la raffinerie saoudienne de Satorp le 8 avril, ce qui avait poussé Totalenergies à annoncer l’arrêt de la production. Elle a repris mi-avril à demi-régime.

Le groupe pétrolier français TotalEnergies a annoncé mercredi le redémarrage partiel, mi-avril, de la raffinerie Satorp en Arabie saoudite, mise à l’arrêt après des frappes qui ont endommagé une partie de l’installation située à Jubail (est), au bord du Golfe.

« Après les événements du 8 avril qui ont affecté trois unités du site de Satorp et provoqué son arrêt par mesure de sécurité, les unités non endommagées ont pu être redémarrées et la raffinerie fonctionne à une capacité de 230.000 b/j (barils par jour) depuis le 14 avril », a indiqué le géant pétrogazier à propos de cette installation codétenue par la compagnie nationale saoudienne Aramco (62,5%) et TotalEnergies (37,5%). L’arrêt n’aura donc duré qu’environ une semaine.

460.000 barils par jour

Situé dans le désert saoudien et mis en service en 2014, ce site dispose d’une capacité de raffinage de 460.000 barils de pétrole brut par jour et produit environ 22 millions de tonnes par an de produits raffinés, selon TotalEnergies.

Le 8 avril, « l’un des deux trains » de traitement de la raffinerie avait été touché par les frappes, mais « aucune victime » n’était « à déplorer », avait précisé TotalEnergies lors de l’annonce de la mise à l’arrêt du site, le 10 avril.

Le ministère saoudien de l’Energie avait alors fait état de « multiples attaques » menées par l’Iran, lesquelles avaient touché les semaines précédentes « d’importantes installations énergétiques du Royaume ». L’Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole brut au monde, produit un peu plus de 10 millions de barils par jour.

Totalenergies en grande forme

Malgré cet arrêt de production, Totalenergies ne s’en est pas mal sorti au 1er trimestre 2026, c’est le moins qu’on puisse dire. Porté par la hausse des prix du pétrol, le groupe français enregistre un bénéfice trimestriel de 5 milliards d’euros, en hausse de 50%. Le résultat net ajusté (qui exclut certains éléments non récurrents), s’est lui établi à 5,4 milliards de dollars en progression de 29%.

La major pétrolière tire ainsi parti de l’augmentation des cours du brut, depuis que le trafic a été fortement réduit dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite l’équivalent de 20% de la consommation de pétrole et de gaz naturel liquéfié. En conséquence, le baril de Brent s’est envolé, passant d’environ 73 dollars fin février, à environ 110 dollars à l’heure actuelle.

Ces évolutions portent nécessairement les géants pétroliers comme Total. Leurs prix de marché grimpent en flèche alors que les coûts de production et d’extraction ne progressent pas énormément, l’industrie pétrolière restant une industrie de coûts fixes.


Source:

www.bfmtv.com

Articles similaires

Annonce publicitairespot_img