Publié le 21/04/2026 17:06
Mis à jour le 21/04/2026 17:29
Temps de lecture : 4min – vidéo : 7min
Choisir son terreau est essentiel pour la santé de vos plantations, avec des prix variant de 8 centimes à plus d’un euro le litre. Voici comment décrypter la composition et la qualité de ces produits pour vos jardins et balcons.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Pour une bonne journée de jardinage, enfilez vos bottes, vos gants, armez-vous d’outils en tout genre. Mais pour bien accompagner vos plantations, un incontournable s’impose, le terreau. Alors, lequel acheter ? Quelle est sa composition ? Tout les terreaux se valent-il ? Nous sommes allés voir derrière nos étiquettes. Cette retraitée est venue en jardinerie chercher un terreau bien particulier pour chouchouter son arbuste préféré. Car du terreau, il y en a de toutes sortes et à tous les prix. De 8 centimes le litre en grande surface à plus d’un euro en magasin spécialisé. Le plus vendu, l’universel, adapté à toutes les plantes, extérieures comme intérieures. Mais rien que dans cette jardinerie, il existe une trentaine de références. « Ici, un terreau spécifique intérieur. Ensuite, un terreau rempotage pour tout ce qui est plantes vertes et arbustes. Nous allons retrouver ici le semi-ébouturage pour faire pousser tout ce qui est graines. Et enfin, le terreau plantes fleuries », liste Quentin Gaulard, directeur de magasin Botanic.
Alors, pour certaines plantes comme l’olivier, mieux vaut un terreau adapté. « Dans la partie agrumes et plantes méditerranéennes, on va avoir des terreaux qui sont beaucoup plus sablonneux, qui permettent vraiment aux plantes qui n’aiment pas trop l’eau d’avoir un minimum d’eau à l’intérieur du terreau », indique Quentin.
Pour créer ces terreaux, il faut mélanger plusieurs matières premières organiques, comme ici sur ce site de production. « Ici, vous avez par exemple de la fibre de bois qui permet le développement racinaire des plantes dans le terreau. Ici, vous avez de la tourbe qui permet une bonne rétention en eau. Et là-bas, vous avez du compost vert qui apporte les nutriments pour le bon développement de la plante », détaille Nicolas Surmont, directeur de site de production Fertiligène.
Ces dernières années, le groupe s’est lancé un défi : éviter la tourbe, une matière organique dont l’extraction libère beaucoup de CO2. Pour cela, ils ont élaboré de nouvelles combinaisons. « Par exemple, on a du Miscanthus, qui est une matière très, très légère, qu’on va venir mélanger avec de l’écorce, qui est une matière où on a un peu plus de fraction. Et l’idée, c’est d’avoir des matières qui se mélangent pour avoir le bon équilibre de rétention en eau et de drainage », explique Nicolas.
Des assemblages dosés puis mélangés, parfois en intégrant des engrais en fonction des besoins de chaque type de plante. Ce groupe compte une soixantaine de recettes. Alors, comment choisir le bon terreau ? Nous avons fait appel à notre jardinier maison préféré. Nous lui avons soumis trois terreaux, dont le prix varie du simple au double. Premier critère pour évaluer la qualité d’un paquet fermé : le poids. Plus il est lourd, plus c’est prometteur. « Là, celui-ci me semble lourd. Ça veut dire qu’il est capable de garder l’eau en son sac, j’ai envie de dire, alors que celui-là, il ne pèse rien. Et à mon avis, c’est quelque chose qui va fondre très, très vite », indique Stéphane Marie, jardinier de l’émission « Silence, ça pousse ! »
Autre astuce : toucher la matière à travers le paquet. « Il faut à la fois que ça se tienne et à la fois que ce soit malaxable. Ça me plaît, ça. S’il y a des gros morceaux, par exemple, ça confirme complètement ce que j’ai dit. C’est du bois qui est mal composté », affirme-t-il. Après ouverture, son choix se porte donc sur le plus cher, 12 euros les 20 litres. Il est convaincu par son aspect homogène. Mieux vaut, selon lui, éviter les terreaux premier prix.
Liste non exhaustive
Source:
www.franceinfo.fr


