S’exprimant au sujet de l’évolution du commerce mondial, Lula a évoqué les débats économiques sur le libre-échange et dénoncé, sans les nommer, les retournements de grandes puissances face à la montée des économies émergentes.
Le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva, en tournée en Europe, a une nouvelle fois défendu le multilatéralisme à Lisbonne mardi, assurant que le Brésil souhaitait « avoir des relations avec la Chine, les États-Unis, la Russie ou la France, « sans préférence ». « Comme nous ne sommes pas favorables à une seconde Guerre froide (…), nous n’avons pas de préférence commerciale », a affirmé le président brésilien lors d’une déclaration à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre portugais Luis Montenegro.
« Nous voulons avoir des relations avec la Chine, avec les États-Unis, avec la Russie, avec la France. Nous voulons des relations avec tout le monde sans préférence. Ce que nous voulons, c’est le multilatéralisme et beaucoup de paix pour pouvoir négocier », a-t-il ajouté.
« Lorsque nous avons commencé à devenir compétitifs… »
Évoquant l’évolution du commerce mondial, Lula a évoqué les débats économiques sur le libre-échange et dénoncé, sans les nommer, les retournements de grandes puissances face à la montée des économies émergentes. Dans les années 80, « on nous expliquait que le libre-échange et la mondialisation étaient la chose la plus fantastique et au Brésil nous étions plutôt contre », car peu compétitifs, a-t-il raconté.
« Mais lorsque nous avons commencé à devenir compétitifs (…), ceux qui défendaient le libre échange sont devenus protectionnistes », a-t-il poursuivi.
Le chef de l’État brésilien devait ensuite s’entretenir avec son homologue portugais, José Seguro, pour leur première rencontre depuis l’entrée en fonction de ce dernier en mars. A l’extérieur du palais présidentiel, le leader de l’extrême droite portugaise, André Ventura, vêtu d’un T-shirt blanc arborant le logo de son parti, s’est joint mardi à un petit groupe de manifestants pour protester contre la venue du chef de l’État brésilien, qu’il accuse de « corruption ».
En parallèle, une contre-manifestation de soutien au président brésilien s’est également tenue à proximité, organisée par la section portugaise du Parti des travailleurs (PT), la formation politique de Lula. Le président brésilien de gauche, âgé de 80 ans, a entamé la semaine dernière une tournée européenne, marquée par des étapes en Espagne et en Allemagne.
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