Suite à l’annonce de la dissolution de 118 ONG et associations au Burkina Faso, un communiqué conjoint de Human Rights Watch (HRW), de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) s’inquiète de l’aggravation de la répression généralisée de la société civile. Le 2 avril, le chef de la junte Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis septembre 2022 à la suite d’un coup d’État, déclarait dans une interview : « Il faut que les gens oublient la question de la démocratie. La démocratie, c’est pas pour nous ». C’est un fait : ONG, médias indépendants, défenseurs des droits humains, représentants de la société civile sont la cible du gouvernement militaire qui va jusqu’à arrêter arbitrairement et faire disparaître de force journalistes et opposants politiques. Le pays, déjà rongé par les assassinats de civils perpétrés par les forces gouvernementales et les insurgés islamistes (plus de 1 800 civils tués depuis 2023, selon HRW), s’enfonce de plus en plus dans une dérive autoritaire.
Source:
www.lemonde.fr


