« S’il veut du choco, il patiente », « Tu as du choco un peu ? »… En analysant les messages échangés entre le rappeur Gims et son manageur Arthur L., exhumés du téléphone du second, les enquêteurs de l’Office national antifraude (ONAF) sont troublés par la récurrence de ce terme de « choco » – pour « chocolat » – lorsque les deux hommes parlent affaires. Exemple le 6 janvier 2025, lorsque Arthur L. soumet à la star congolaise de 39 ans une proposition de représentation grassement payée lors d’un showcase, une soirée à public restreint : « J’ai un privé à vingt minutes de Paris le 11 vers 22 heures. 40 000 euros, vingt minutes. T’es chaud de le faire ? » Réponse de Gims : « Ah ouais, purée. Choco ? »
Le 25 mars 2026, l’artiste, de son vrai nom Gandhi Djuna, est interpellé à sa descente d’avion, à l’aéroport de Roissy. Placé en garde à vue dans les locaux de l’ONAF, il est sommé de s’expliquer sur le sens de cet échange. « Le “choco”, c’est du cash, lâche-t-il aux enquêteurs des douanes judiciaires. (…) Je ne me souviens pas de cette soirée. Il y en a parfois autant d’annulées que de faites mais oui, il y a de l’espèce qui circule, c’est vrai. Mais je ne blanchis pas. »
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Source:
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