Âgé de 65 ans et résidant près de Washington, aux Etats-Unis, le fils du dernier chah d’Iran séjourne fréquemment en France depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Publié le 08/04/2026 16:14
Mis à jour le 09/04/2026 06:35
Temps de lecture : 2min
Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d’Iran, exilé aux États-Unis, va rencontrer jeudi 9 avril après-midi le président des Républicains Bruno Retailleau à Paris, a appris franceinfo de sources concordantes mercredi. En plus de Bruno Retailleau, Reza Pahlavi rencontrera aussi des députés de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
Reza Pahlavi se présente comme une alternative crédible en cas de chute du pouvoir iranien. Selon l’un de ceux qui le conseillent en France, Reza Pahlavi cherche à « étendre son influence dans le pays » et tente actuellement de rencontrer les principaux responsables politiques français. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Reza Pahlavi séjourne régulièrement en France.
La méfiance reste toutefois de mise concernant l’héritier de la monarchie iranienne, proche des milieux conservateurs à l’étranger. Malgré un entretien avec Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe, en février, le gouvernement français préfère garder ses distances avec celui qui n’a pas foulé le sol iranien depuis son exil à la fin des années 1970.
Au Quai d’Orsay, le ministre des Affaires étrangères n’a donné suite à aucune de ses demandes de rendez-vous. « C’est au peuple iranien de choisir ses dirigeants, pas à la France », soutient une source diplomatique auprès de franceinfo. Même son de cloche à l’Elysée où une « rencontre [n’est] ni envisagée, ni envisageable », estime un proche du chef de l’Etat.
L’héritage des Pahlavi demeure controversé au sein la société iranienne. D’un côté, une nostalgie s’opère d’un pays qui incarnait à l’époque une forme de modernité. De l’autre, le souvenir de la police politique et de la dictature qu’exerçait le père de Reza Pahlavi reste très vif. « Ni chah, ni mollah » est également un slogan que l’on entend dans les manifestations iraniennes.
Source:
www.franceinfo.fr


