Donald Trump propose un crédit d’impôt fédéral destiné à encourager le retour des tournages sur le sol américain. L’initiative vise à répondre au phénomène croissant des productions de films et de séries qui choisissent des pays étrangers offrant des incitations fiscales plus attractives. Le projet s’inscrit dans une logique de protection et de relance de l’industrie du divertissement aux États-Unis, tout en cherchant à maintenir une concurrence avec les territoires qui attirent aujourd’hui ces activités.
Depuis plusieurs années, des studios et des sociétés de production déplacent une part importante de leurs tournages vers des destinations offrant des avantages fiscaux, des coûts de production moindres ou des crédits locaux généreux. Cette dynamique a stimulé la mise en place d’incitations par des gouvernements et des administrations locales, qui rivalisent pour capter les investissements culturels et économiques. Le projet de crédit fédéral entend s’inscrire dans ce paysage compétitif afin de réduire l’avantage comparatif obtenu par d’autres juridictions.
Les défenseurs de l’idée mettent en avant des retombées économiques directes et indirectes : création d’emplois techniques et artistiques, stimulation des services locaux et maintien d’une chaîne industrielle liée au cinéma et à la production audiovisuelle. Pour les grands studios et pour Hollywood, un mécanisme national pourrait réduire la fragmentation des aides et favoriser la planification à long terme des investissements. Les partisans estiment également qu’un dispositif fédéral pourrait compléter les outils déjà existants au niveau des États et des municipalités.
Des questions opérationnelles et budgétaires demeurent cependant : la mise en œuvre d’un crédit fédéral nécessite des arbitrages sur le coût pour le budget public, une coordination avec les incitations locales et une évaluation précise de l’effet attendu sur l’emploi et la relance industrielle. L’accueil de cette proposition par le secteur, par les gouvernements des États et par les législateurs déterminera sa forme finale et son ampleur. À ce stade, l’initiative marque néanmoins une volonté politique de ramener une partie des productions et de renforcer la compétitivité des industries culturelles américaines.


