La lutte acharnée contre les flammes dans le Sud-Ouest nécessite une adaptation constante et des moyens hors normes, notamment la nuit, où les bombardiers d’eau ne peuvent pas travailler. Nos équipes ont pu embarquer à bord du Caracal, chargé de relayer en temps réel l’intensité du feu.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Rendez-vous nous est donné sur la base aérienne de Cazaux (Gironde), à la tombée de la nuit, mardi 28 juillet. Nous allons survoler le brasier qui fait encore rage. « Nous partons pour une mission de reconnaissance de cet incendie dans cet hélicoptère Caracal, nous sommes avec des militaires mais également des pompiers », explique notre envoyée spéciale, Alexandra Lay. L’armée de l’air vient en aide aux pompiers pour repérer les reprises de feu. Quelques minutes après nous être éloignés de la base, dans la nuit noire, surgissent le rouge des flammes, la chaleur, les fumées, d’un feu toujours virulent.
Sur des kilomètres, les lisières encore actives grignotent les pins. Munis de jumelles à vision nocturne et de caméras thermiques, les militaires repèrent les moindres points chauds et s’en approchent au plus près. « Les seuls dangers qu’on peut avoir, c’est de rentrer dans la fumée. Il y a un petit peu de turbulences au-dessus des flammes », nous explique-t-on.
Muni de son téléphone, le commandant David, chef aéronautique des pompiers de Gironde, signale en temps réel aux équipes de pompiers au sol les reprises de feu à traiter en urgence. Il leur envoie leur localisation précise. Les reprises de feu sont nombreuses, par dizaines. « C’est un combat qui est difficile. Je pense aussi à mes collègues qui sont au sol, qui doivent se battre mètre après mètre pour limiter le feu », confie le commandant David Baudour, officier aéronautique des pompiers de la Gironde. « On voit à quel point c’est un travail de longue haleine. Il y a des points chauds et de grosses reprises de feu. L’incendie est loin d’être fixé », constate à la vue de la forêt en feu Alexandra Lay. A côté de ces immenses panaches de fumée, la lueur d’espoir de nombreux camions de pompiers positionnés le long des routes, qui poursuivent leur lutte acharnée contre les flammes.
Source:
www.franceinfo.fr

