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Des infirmières belges font croire à une collègue qu’un traitement aérosol par voie anale doit être administré, leur directeur acquitté

Une blague de mauvais goût qui a mal tourné. L’ancien directeur d’une maison de repos de Nieuport (Belgique) a été acquitté par la cour d’appel de Gand après avoir été condamné en première instance à trois mois de prison avec sursis pour coups et blessures involontaires dans une affaire impliquant d’autres membres du personnel de son établissement, ainsi que des résidents, a fait savoir VRT NWS le 28 juillet.

En mai 2025, deux infirmières ont été condamnées à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Furnes pour traitement dégradant. Parmi les faits qui leur étaient reprochés figure une plaisanterie qui a eu des conséquences délétères : elle consistait à faire croire à une jeune collègue qu’un traitement par aérosol devait être administré par voie anale à un résident atteint de démence. Or, l’intéressée n’avait pas compris qu’il s’agissait d’une plaisanterie et s’est exécutée. Le « traitement » a été interrompu au bout de 45 minutes lorsque la victime, âgée de 90 ans, a commencé à se débattre.

L’ex-directeur a dirigé l’établissement pendant trente et un ans. La cour a toutefois estimé que le prévenu ne portait aucune responsabilité. « Les faits se sont déroulés à son insu et sans son intervention », a expliqué son avocate, Christine Mussche, au sujet de l’implication de son client, a rapporté VRT NWS.

« Un homme passionné, intègre et joignable »

« L’enquête a été ouverte à la suite d’une blague déplacée de la part de membres du personnel, au cours de laquelle un résident s’est vu administrer un aérosol de manière humiliante — un incident auquel il n’avait ni pris part ni participé et dont il n’a eu connaissance qu’après coup. Dans une affaire ayant eu un grand retentissement public et politique, il a néanmoins été poursuivi en tant que directeur et figure de proue de l’établissement », a ajouté Christine Mussche.

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Elle estime que « ce jugement rend justice à la personne que le directeur est réellement. Il a travaillé pendant plus de quarante ans dans le secteur des soins, dont trente et un ans en tant que directeur de De Zathe (le nom de l’établissement ; ndlr), un homme passionné, intègre et joignable jour et nuit, apprécié tant par les résidents que par le personnel et ses collègues directeurs ».


Source:

www.leparisien.fr

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