Pollution aux particules provoquée par les incendies en Gironde et dans les Landes entraîne des niveaux élevés de PM10 dans le Sud-Ouest. Trois départements font l’objet d’alertes à la pollution aux particules en suspension, tandis que, au total, neuf départements de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie affichent une qualité de l’air jugée « mauvaise » ou « extrêmement mauvaise » selon les relevés régionaux.
Les particules PM10, émises notamment par la combustion de végétation, peuvent pénétrer les voies respiratoires et aggraver des affections préexistantes. Les personnes âgées, les enfants, les femmes enceintes et les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardiovasculaires sont particulièrement exposées. Les autorités sanitaires et les services régionaux de surveillance de l’air rappellent que même chez des sujets en bonne santé, une exposition prolongée peut provoquer toux, irritation oculaire et essoufflement.
Pour réduire l’exposition, il est recommandé de limiter les activités physiques en extérieur et d’éviter les déplacements non indispensables lors des pics de pollution. Fermer fenêtres et aérations durant les épisodes les plus intenses, privilégier la circulation en mode recyclage dans les véhicules et couper les sources internes de pollution (cigarette, bougies, feux de cuisson non ventilés) contribuent à diminuer la concentration de particules à l’intérieur des bâtiments. L’utilisation d’un purificateur d’air équipé d’un filtre HEPA peut réduire significativement la présence de PM10 en intérieur. Les masques FFP2 offrent une meilleure protection contre les particules fines que les masques chirurgicaux et peuvent être recommandés lorsque le séjour en extérieur est inévitable pour des personnes vulnérables.
Les recommandations et niveaux d’alerte sont diffusés par les agences régionales de surveillance de la qualité de l’air, notamment Atmo Nouvelle-Aquitaine et Atmo Occitanie, ainsi que par les préfectures locales. En cas d’aggravation des symptômes respiratoires ou cardiaques, il est conseillé de consulter rapidement un professionnel de santé. Les employeurs et les collectivités sont invités à adapter les activités en plein air jusqu’à amélioration des indices de qualité de l’air, en surveillant les bulletins officiels pour toute évolution de la situation.

