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Nouvelle réforme en vue pour le compte personnel de formation

Le compte personnel de formation pourrait subir un nouveau tour de vis l’an prochain. Alors que les règles d’utilisation du CPF ont déjà été durcies ces dernières années, le ministre du Travail souhaite aller encore plus loin.


Publié le 25/07/2026 18:00

Temps de lecture : 2min

1 126 000 formations ont débuté l’an dernier dans le cadre du compte personnel de formation (CPF), selon la Dares. (JORDI MORA IGUAL / MOMENT RF / GETTY IMAGES)

Le ministre du Travail a lâché une petite bombe la semaine dernière dans le journal Les Échos. Interrogé sur la façon dont son ministère allait économiser près de 2 milliards d’euros l’an prochain, Jean-Pierre Farandou a clairement ciblé le CPF, le compte personnel de formation, qui permet aux actifs de choisir librement leur formation. « On va changer le « P » du CPF » explique le ministre.

Le compte personnel de formation va devenir le compte professionnel de formation. « Chacun pourra toujours construire son projet professionnel, précise-t-il, mais nous voulons désormais faire vérifier que chaque formation est cohérente par rapport aux évolutions professionnelles souhaitées par le salarié et réaliste par rapport au marché du travail ».

Concrètement, quand un salarié, un fonctionnaire, un indépendant ou un chômeur voudra suivre une formation, cette dernière devra être validée par un tiers. Cela pourra être l’employeur si la formation a lieu pendant le temps de travail, propose Jean-Pierre Farandou, ou bien un opérateur habilité, par exemple un conseiller en évolution professionnelle.

Avant 2018, les actifs devaient recevoir le feu vert d’un intermédiaire pour pouvoir utiliser l’argent de leur CPF et commencer une formation. La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel avait fait sauter ce verrou, sauf dans certains cas particuliers. Verrou qui pourrait être réinstallé l’an prochain si la réforme souhaitée par le ministre du Travail voit le jour.

« L’époque n’est pas à la profusion, elle est à l’efficacité des dépenses publiques », justifie Jean-Pierre Farandou dans les Echos, qui souligne au passage que le compte personnel de formation est financé par les entreprises et que l’État doit rallonger la sauce chaque année face à l’explosion des inscriptions en formation.

Selon une étude du ministère du Travail, les entrées en formation liées au CPF ont baissé de 11 % l’an dernier. Or cette décroissance devrait se poursuivre cette année. Parmi les raisons, il y a la hausse de la participation financière pour tout achat de formation, qui est passée de 100 à 150 euros. Par ailleurs, un grand nombre de formations très demandées (celles inscrites au Répertoire spécifique) sont désormais plafonnées.

C’est-à-dire qu’un travailleur doit mettre la main à la poche pour payer une formation dès que le montant dépasse une certaine limite… Même si son compte personnel de formation est suffisamment garni. En attendant, donc, le prochain tour de vis.


Source:

www.franceinfo.fr

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