« Il faut des étapes comme ça pour créer la légende du Tour. » On sent une excitation mâtinée de peur dans la phrase de Benjamin Thomas, le coureur de la Cofidis, au moment d’aborder l’étape la plus dure du Tour de France 2026, avec 170 km entre Le Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez, en Isére, samedi 25 juillet. Après un vendredi marqué par la nouvelle démonstration de Tadej Pogacar, renverser le maillot jaune paraît inaccessible. Ses rivaux vont se battre pour les places d’honneur Suivez notre direct.
• Derrière le maillot jaune, tout est possible. Tadej Pogacar compte sept minutes d’avance sur son dauphin, Remco Evenepoel. Derrière, la lutte entre Isaac del Toro et Paul Seixas pour la troisième place du général et le gain du maillot blanc paraît encore ouverte. La lutte pour les places du top 10 s’annonce également féroce, tout comme la bagarre pour le maillot à pois du meilleur grimpeur revêtu pour l’heure par l’Equatorien Richard Carapaz.
• Une étape déjà entrée dans l’histoire. L’enchaînement entre le col de la Croix de Fer, le Télégraphe et le Galibier, avec l’ascension de la mythique montée alpine via le méconnu col de Sarenne en guise de dessert, c’est un festin gargantuesque pour les amateurs de cyclisme. Avec 5 600 m de dénivelé, c’est le parcours le plus accidenté de cette édition 2026. Peut-être même de l’histoire de la Grande Boucle.
• Le méconnu col de Sarenne plutôt que les 21 virages… déjà escaladés vendredi. Christian Prudhomme, le patron du Tour, l’expliquait cette semaine à L’Equipe : « Quand on inscrit l’Alpe d’Huez sur le parcours du Tour de France, c’est tellement fort (…) que personne ne comprendrait qu’on ne monte pas par la route aux 21 virages numérotés. » Mais une fois cette obligation remplie, les organisateurs se sont ménagés un bis repetita plus revu depuis 2013 et la centième édition de la course. A l’époque, le col de Sarenne avait été emprunté en descente. C’est la première fois que le peloton se coltinera l’ascension.
Source:
www.franceinfo.fr

