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Google "viole ses engagements" avec ses nouveaux résumés par IA, dénoncent les éditeurs de la presse magazine

Le géant américain a lancé mercredi en France sa nouvelle fonctionnalité, AI Overviews. Un déploiement redouté par le Syndicat des éditeurs de la presse magazine, qui dénonce une concurrence déloyale.


Publié le 23/07/2026 19:52



Mis à jour le 23/07/2026 20:56

Temps de lecture : 1min

Les médias redoutent que la fonctionnalité de Google AI Overviews ne les prive de trafic sur internet. (ROMAIN DOUCELIN / HANS LUCAS / AFP)

Le bras de fer entre les éditeurs de presse et Google franchit une nouvelle étape. Le Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM) a accusé, jeudi 23 juillet, le géant du numérique américain d’avoir violé ses engagements devant l’Autorité de la concurrence en lançant la veille en France ses nouvelles fonctionnalités de résumés par IA, dont les médias redoutent qu’elles ne les privent de trafic.

« Ce déploiement est intervenu sans concertation, sans information préalable et sans négociation, en méconnaissance des engagements souscrits par Google devant l’Autorité de la concurrence », souligne l’organisme professionnel, qui regroupe 80 sociétés éditrices, soit 500 titres de presse magazine imprimée et 220 titres de presse en ligne.

Pour le SEPM, avec ces nouvelles fonctionnalités (« AI Overviews », « AI Mode »), Google a « franchi une frontière » car « il produit désormais lui-même de l’information, en utilisant les contenus de presse des éditeurs pour la fabriquer ». Autrement dit, il devient « le concurrent direct des éditeurs, avec les contenus mêmes des éditeurs », affirme le syndicat. « Aucune discussion, d’aucune nature, n’a été engagée avec notre syndicat », assure aussi le SEPM. Sollicité par l’AFP, Google n’a pas réagi dans l’immédiat.

En France, Google a conclu des accords avec 450 éditeurs de presse sur les droits voisins au droit d’auteur, qui permettent aux journaux, magazines ou agences de presse de se faire rémunérer lorsque leurs contenus sont utilisés par les géants du numérique. En mars 2024, l’Autorité de la concurrence lui a toutefois infligé une amende de 250 millions d’euros pour ne pas avoir respecté certains engagements pris lors de la conclusion de ces accords.


Source:

www.franceinfo.fr

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