La police de la capitale a sévèrement réprimé lundi une manifestation de dizaines de milliers d’étudiants et de jeunes qui tentaient de rallier le Parlement en exigeant la démission du ministre de l’Education.
Publié le 23/07/2026 13:57
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Un geste du gouvernement indien pour tenter d’apaiser la colère. Le Premier ministre, Narendra Modi, a promis, jeudi 23 juillet, de punir « sévèrement » les responsables des fraudes aux examens. Ces événements sont à l’origine des manifestations des jeunes, depuis lundi, dans les rues de la capitale New Delhi.
« Nous avons décidé d’accélérer les procédures judiciaires » dans les fraudes, a par ailleurs déclaré le dirigeant ultranationaliste sur son compte X, s’exprimant pour la première fois sur la protestation en cours. « Rien n’est plus important que le bien-être et l’avenir de notre jeunesse », a poursuivi le chef du gouvernement ultranationaliste hindou.
La police de la capitale a sévèrement réprimé lundi une manifestation de dizaines de milliers d’étudiants et de jeunes qui tentaient de rallier le Parlement en exigeant la démission du ministre de l’Education. Ces violences ont fait 180 blessés, d’après la police, plusieurs centaines, selon les manifestants.
Des milliers de manifestants continuent depuis à occuper jour et nuit l’esplanade de Jantar Mantar, au cœur de la capitale indienne. Leur colère est née de fraudes qui ont entaché un examen passé en mai par plus de 2 millions d’aspirants étudiants en médecine. Son annulation a causé, selon les médias locaux, plusieurs suicides.
La contestation, la plus sérieuse rencontrée par Narendra Modi depuis sa réélection pour un troisième mandat à la tête du pays en 2024, est fédérée par le Parti du peuple des cafards, un mouvement en ligne créé en mai par un étudiant indien. Elle est relayée depuis mardi par l’opposition, qui a appelé à la démission du Premier ministre.
Source:
www.franceinfo.fr

