L’un de ses concerts a été interrompu il y a cinq jours par des militants propalestiniens et Insoumis qui lui reprochent notamment son soutien à la proposition de loi Yadan « contre les nouvelles formes d’antisémitisme ». Selon la mairie, la DJ a été visée par des « jets de bouteilles en verre » et autres projectiles.
Publié le 23/07/2026 09:04
Mis à jour le 23/07/2026 11:05
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« C’est important » de porter plainte pour « laisser la justice voir qui est responsable » et « rétablir la vérité », insiste la DJ Barbara Butch jeudi 23 juillet sur franceinfo, cinq jours après l’interruption de son concert par des militants pro palestiniens et Insoumis. Plusieurs plaintes vont être déposées « aujourd’hui ».
« J’ai dissocié un peu pendant le concert parce que c’est quand même mon travail, jusqu’à ce que ma sécurité soit en jeu, » raconte Barbara Butch.
« Il y avait beaucoup de violences verbales et j’ai reçu des projectiles sur la scène, sur les platines. C’était d’une violence inouie. »
Barbara Butch, DJà franceinfo
Le concert a été interrompu au moment où elle « n’entendait plus la musique » et qu’elle a vu « les morceaux de verre ». « J’ai choisi mon dernier morceau, ‘Imagine’, j’ai salué le public, par politesse, et j’ai quitté la scène ». La DJ avoue avoir eu « extrêmement peur. J’ai eu un tel choc que je n’ai pas pu bouger pendant des jours, comme si on m’avait envoyé des coups de poing dans le plexus solaire ». La douleur était telle qu’elle a fini par aller voir un cardiologue. « Mais aujourd’hui, je suis dans la résilience ».
Des plaintes vont être déposées à Paris et à Grenoble. Elles visent le parti La France insoumise et « certains de ses élus et des représentants locaux », pour « provocation à la haine », précise à ses côtes, Audrey Msellati, son avocate. « Il s’agira aussi de porter plainte contre X » pour les violences qui se sont « déchaînées pendant le concert », la « foule n’étant pas identifiée », ajoute l’avocate. Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête mardi pour « délit d’entrave concertée aux libertés ». « La haine n’a pas de couleur politique », insiste Me Audrey Msellati. « Aujourd’hui, ma cliente se retrouve prise en étau entre les critiques d’une extrême droite assez violente » et celles « d’une gauche radicale qui visiblement n’a pas envie de respecter les limites que la loi impose », dénonce-t-elle. Elle juge « aberrants » les propos de Manuel Bompard, qui a dit lundi sur franceinfo « comprendre » la protestation « à condition qu’elle soit pacifique ».
Quant aux appels à boycotter son concert samedi dans l’Yonne lancé par La France insoumise du département, elle répond : « Bien sûr que j’y vais » et « la tête haute ». « On va essayer de rétablir un dance floor où les gens se mélangent, s’aiment, se rencontrent, un endroit apolitique où on peut faire une pause parce que c’est quand même ça mon boulot, organiser des événements où on peut juste être soi-même, lâcher prise, danser, chanter et rire ensemble ». La DJ est devenue malgré elle une icône politique. « J’ai eu du mal à l’accepter mais c’est important de défendre des valeurs républicaines. J’y suis très attachée ».
Source:
www.franceinfo.fr


