AccueilActualitésImmobilier : les...

Immobilier : les petites surface se font de plus en plus rares sur le marché de la location

Les studios et les deux-pièces sont devenus une denrée rare. Les locataires restent plus longtemps, et les passoires thermiques disparaissent du marché. Résultat : c’est le parcours du combattant, notamment pour les étudiants, alors que la rentrée approche. Reportage à Lille.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

C’est la septième visite pour un étudiant et sa mère. Une recherche de logements qui commence à rimer avec parcours du combattant. « Celui-là fait 14 mètres carrés. Il est plus petit que ce qu’on a vu avant. Il peut faire assez chaud », signale l’agent immobilier. C’est l’un des rares studios encore disponibles fin juillet à Lille (Nord).

Pas vraiment un coup de cœur, mais puisqu’ils vivent à 1h30 de cette ville étudiante, le temps joue contre eux. « Il n’y a pas que nous qui cherchons et du coup, plus on avance dans le temps, plus on se dit qu’il ne va plus rien rester », avance la mère. « On ne peut pas se déplacer tout de suite. Les visites qui s’annulent quand on les prend, il y a d’autres gens qui passent avant », ajoute Alex Novou, dit « Picot ».

En moyenne, les studios et T1 coûtent entre 450 et 600 euros par mois. Ils souvent loués le jour même, quasiment exclusivement par des étudiants. « Moi, ce que je vois réellement du terrain, c’est qu’à chaque fois qu’on a un appartement, dans la journée on reçoit 15-20 demandes, juste dans la journée, qu’on est fermé les week-ends et que chaque lundi, c’est environ 450 mails », estime Felix Laforge, agent immobilier.

Et le téléphone n’arrête pas de sonner depuis le mois de juin : jusqu’à 2 000 appels par jour au cours dernières semaines. Et au bout du fil, des gens déçus. « Surtout quand ils nous appellent et qu’ils nous demandent si c’est déjà loué », précise Aya Grabarczyk, assistante administrative.

Si les petites surfaces se font rares à Lille, c’est parce que de nombreux propriétaires quittent progressivement le marché locatif. « Les DPE en F et en G, on ne pouvait plus louer, on peut relouer… Toutes ces lois qui changent, ça déstabilise beaucoup nos propriétaires bailleurs. La preuve est que quand on reçoit aujourd’hui un préavis de départ, on a beaucoup de propriétaires qui décident de vendre et qui quittent le marché locatif », assure Charlotte Deparis-Vacherand, la présidente du groupe Vacherand Immobilier.

Face à la pénurie de petites surfaces, les colocations dans des appartements plus spacieux offrent une alternative. Deux visites prévues ce matin-là pour un T3 de 60 mètres carrés de deux chambres, trois fois plus grand qu’un studio. Le loyer est de 1 182 euros, charges comprises, soit 590 euros par mois pour chacune des futures colocataires. « Clairement, c’est aussi pour ça qu’on s’est tournés vers ça. Parce que ça nous offre vraiment un certain confort, un grand espace pour le même prix qu’un studio », explique Camille Julé, étudiante.

Avec près de 130 000 étudiants à Lille, les locations de studios sont prises d’assaut entre juin et juillet. Il est quasiment mission impossible d’en trouver le reste de l’année.


Source:

www.franceinfo.fr

Annonce publicitairespot_img