Les multiples épisodes de fortes chaleurs poussent certains habitants à envisager le déménagement pour trouver un climat plus supportable. Les régions refuges, comme la Normandie, attirent de nouveaux arrivants, mais sont aussi menacées par le réchauffement climatique.
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Hélène Mourez s’est décidée : la canicule sera la dernière dans cet appartement. « Je ne suis pas très douée. Je ne déménage pas tous les jours », confie-t-elle en préparant ses cartons. Jusqu’à 38 degrés au thermomètre et des nuits invivables au dernier étage d’une vieille bâtisse de la région parisienne. « C’est assommant. On est fatigué, on ne dort pas. Ça a un impact sur le sommeil, ça a un impact sur le bien-être. C’est évident qu’on ne peut pas tenir », explique l’habitante.
Sa reconversion professionnelle a été le déclic : un nouveau départ à Rennes, en Bretagne, où elle espère des températures plus douces. « J’y suis préparée. Et en même temps, vous allez faire un tour en mer et vous êtes beaucoup mieux. J’y suis déjà là, dans ma tête. J’y suis déjà et surtout, je vais pouvoir me concentrer sur mon projet professionnel qui me tient à cœur », détaille-t-elle.
Comme elle, les Français sont de plus en plus nombreux à penser au déménagement pour des raisons climatiques. Un habitant sur trois l’envisage selon une étude. Parmi les régions les plus plébiscitées : la Normandie, comme ici à Granville. Un climat plus tempéré, qui a de quoi tenter les touristes. « Oui, on y pense très sérieusement. On est en train de regarder toute la côte. Et c’est vrai que la retraite, ce sera sans doute dans le coin. Ça, c’est certain », confirme un visiteur.
Les agents immobiliers le remarquent aussi : le littoral est prisé et les prix sont élevés, plus 41 % le mètre carré en cinq ans. « Il y a toujours une demande de gens qui veulent absolument arriver sur la côte parce que l’air est plus respirable, tout simplement », concède Laurent Boinville, agent Cimm Immobilier. Un refuge climatique pour le moment, car la Normandie, elle aussi, subit tout autant la hausse des températures. Elle pourrait augmenter d’1,8 degrés dans la région d’ici 2050.
Source:
www.franceinfo.fr


