Résumé
Mélanie Page a partagé son témoignage sur des agressions sexuelles subies à l’adolescence, soulignant la difficulté à s’exprimer et l’importance de libérer la parole.
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Mélanie Page
La parole des femmes se libère. En février dernier, Mélanie Page a accordé une longue interview à un juge d’instruction pour la RTBF, au cours de laquelle elle a révélé avoir été agressée sexuellement.
Ce mercredi 15 juillet 2026, l’épouse de Nagui est revenue sur son histoire sur ses réseaux sociaux.
Mélanie Page évoque ses agressions sexuelles sur Instagram
« Je n’avais pas prémédité de raconter tout cela, mais si je l’ai fait, c’est que j’étais prête. Voilà donc ce que j’ai à dire : je venais d’avoir 15 ans. Quelques semaines après l’été de mon premier baiser. Encore une enfant dans un corps de très jeune femme. L’adolescence. Un homme s’est octroyé le droit de me dénuder et de me toucher pour se donner du plaisir en me volant la découverte de mon corps », a-t-elle expliqué. « La réalité, c’est que je n’ai pas eu la force de dire. : ‘Non’. Je ne savais même pas ce qui m’arrivait. J’ai compris plus tard qu’il m’avait ôté le droit de découvrir le désir d’un homme avec envie. Qu’il m’avait imposé le dégoût, la culpabilité, le silence ».
Mélanie Page assure par la suite avoir « eu affaire à plusieurs reprises, très jeune, à des hommes qui n’écoutaient que leur désir sans se soucier du mal qu’ils pouvaient faire. Sans se soucier de l’être humain en face qui subissait et allait souffrir des conséquences de leurs assauts. »
Malgré les faits, la comédienne n’a aucun « nom à donner », aucune « plainte à déposer ». « Aucun de ces hommes n’est médiatisé. Je pense qu’ils doivent être morts. Ils n’étaient déjà plus très jeunes à l’époque », ajoute-t-elle.
« Aujourd’hui je me sens assez forte »
Bien qu’elle ait « mis du temps », Mélanie Page se sent désormais « assez forte ». « Ce que les gens doivent comprendre, c’est qu’on n’a pas toujours la force de dire non, de crier, de fuir », souligne l’autrice.
Et de conclure : « Cela ne veut pas dire qu’on est d’accord. J’ai eu honte longtemps. Mais la honte doit changer de camp. (…) La parole doit se libérer partout (…) Les corps des enfants et des femmes ne doivent plus être en libre-service. » Un témoignage bouleversant qui a provoqué une vague de réactions.
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Source:
www.public.fr


