Un hommage a été rendu mardi en fin d’après-midi aux victimes de l’attentat qui a fait 86 morts et plus de 400 blessés le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais à Nice.
Publié le 14/07/2026 20:55
Mis à jour le 14/07/2026 20:56
Temps de lecture : 3min
Une émotion immense, dix ans après. A Nice, la commémoration de l’attentat perpétré en 2016 a eu lieu mardi 14 juillet lors d’une cérémonie poignante, marquée par plusieurs discours, dont celui d’Emmanuel Macron. Cette attaque, survenue sur la promenade des Anglais, après le feu d’artifice, a fait 86 morts, dont 15 enfants. Plus de 450 personnes ont été blessées, par le camion de 19 tonnes conduit par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Le Tunisien a provoqué un carnage sur près de deux kilomètres, avant d’être abattu par la police. Franceinfo revient sur quatre moments forts de cet hommage.
Les noms des 86 morts ont été égrenés
Peu après le début de la cérémonie, les noms des personnes décédées dans l’attaque du 14 juillet 2016 ont été prononcés les uns après les autres. Tandis que 43 enfants habillés de tee-shirts blancs, accompagnés de 43 adultes primo-intervenants sur les lieux de l’attentat, se sont avancés vers des chaises bleues, disposées en demi-cercle sur la place Masséna, pour symboliser les victimes. Ils ont ensuite déposé des rameaux d’olivier, sur l’air de El Cant Dels Ocells, de Pablo Casals, interprété par le violoncelliste Gauthier Capuçon.
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La Patrouille de France a survolé Nice
Cette cérémonie d’hommage a aussi été marquée par le passage de la Patrouille de France, qui a laissé apparaître trois grandes traînées de bleu, blanc et rouge dans le ciel niçois. Juste après, Emmanuel Macron a déposé une gerbe en mémoire des victimes, devant laquelle il s’est recueilli. Une minute de silence a été observée. Puis le violoncelliste Gauthier Capuçon a joué un dernier morceau, pendant lequel les enfants et les primo-intervenants sont repartis.
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Une associative s’est adressée aux enfants blessés
Place ensuite aux prises de parole. Quatre représentants des associations de victimes se sont succédé devant le pupitre installé place Masséna, devant les drapeaux de la France et de l’Union européenne. Les discours de ces personnes, victimes ou proches des personnes tuées, étaient tous empreints d’une vive émotion et de résilience. « Nice porte la mémoire des 86 vies arrachées. Elle a fait une de cette large plaie une cicatrice de ceux qui la constituent et elle s’accroche, toujours plus robuste, à la côte qui longe la grande bleue », a notamment déclaré Anne Murris, présidente du « Mémorial des Anges ».
Parmi elles, Hager Ben Aouissi, présidente et fondatrice de « Une voie des enfants ». Elle a choisi de s’adresser directement aux enfants blessés dans cet attentat, alors que sa propre fille Kenza, qui avait 4 ans le 14 juillet 2016, a été blessée. « Les enfants, ne laissez jamais cette nuit devenir toute votre histoire. Nous n’arriverons jamais à l’effacer de votre mémoire, mais elle n’est qu’un chapitre du livre de votre vie et les pages qui restent à écrire vous appartiennent. C’est à vous d’en redevenir les auteurs. Vous avez le droit de rêver, d’aimer, d’être heureux, de vivre pleinement », a-t-elle lancé.
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Emmanuel Macron a rendu hommage aux victimes
Après les responsables associatifs, puis le maire de Nice (UDR), Eric Ciotti, c’est le président de la République qui a prononcé un discours. « Nous n’avons oublié aucun nom, aucun visage, aucune histoire », a déclaré Emmanuel Macron dans un hommage vibrant aux victimes de l’attentat. « Nous n’avons oublié ni ceux qui vivaient ici, sous cette lumière, ni ceux qui étaient venus pour quelques jours, quelques heures, parfois pour la première fois. Ils étaient de tant de nations différentes, Français, touristes, visiteurs, amis de la France, parce qu’ils partageaient ce soir-là notre fête et notre liberté. Ils sont entrés pour toujours dans notre mémoire nationale », a-t-il poursuivi.
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« Cette nuit-là, face à l’abîme, des femmes et des hommes se sont levés, puisant au plus profond d’eux-mêmes les ressources qu’ils savaient justes et fortes, celles de la République, pour faire prévaloir l’entraide des hommes. Une France à l’unisson face à l’horreur », a souligné le chef de l’Etat, remerciant « les primo-intervenants, professionnels, volontaires » qui ont œuvré ce soir-là.
Dans son discours, Emmanuel Macron est aussi revenu sur l’état de la menace terroriste qui pèse sur la France, dénonçant « à chaque fois de la même idéologie islamiste ». « Il y a neuf ans je vous avais dit que le 14 juillet niçois ne serait plus jamais le même. Il ne l’est plus et ne le sera plus jamais. Mais le 14-Juillet n’a pas cessé d’être notre jour de liberté. (…) Oui, dix ans après, la République est à vos côtés », a terminé le chef de l’Etat.
Source:
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