Les Three Lions rallient pour la quatrième fois de leur histoire le dernier carré mondial après une victoire arrachée en prolongation contre de vaillants Norvégiens (2-1), samedi.
Publié le 12/07/2026 01:47
Mis à jour le 12/07/2026 01:59
Temps de lecture : 3min
A l’étouffée. L’Angleterre a dominé la Norvège en prolongation après avoir été menée au score, en quarts de finale de la Coupe du monde (2-1), samedi 11 juillet à Miami. Dans la chaleur étouffante de la Floride, avec une température ressentie autour de 40 degrés et un très fort taux d’humidité, les hommes de Thomas Tuchel ont remporté une partie tendue contre des Norvégiens néophytes à ce niveau d’une grande compétition.
Les Vikings avaient pourtant ouvert le score grâce à une frappe foudroyante d’Andreas Schjelderup (36e), avant que Jude Bellingham n’enfile le costume de sauveur en inscrivant un doublé (45e+2 et 93e), comme en huitièmes de finale. Les Three Lions retrouvent le dernier carré du Mondial huit ans après leur défaite contre la Croatie en 2018 (2-1 après prolongation), et défieront cette fois les champions du monde argentins ou la Suisse, qui s’affrontent plus tard dans la nuit (3 heures).
Après une demi-heure d’observation, c’est un éclair d’Andreas Schjelderup qui a lancé la partie. Alors que tout le monde semblait engourdi par la moiteur floridienne depuis le coup d’envoi, l’ailier de Benfica a réveillé joueurs comme spectateurs d’une frappe croisée flottante du pied gauche, qui a nettoyé la lucarne anglaise et électrisé un match qui en avait grand besoin (36e). Car jusque-là, les Anglais monopolisaient le ballon sans déborder d’initiatives (68% de possession et 95% de passes réussies en première période), tandis que les Norvégiens se plaisaient à défendre en bloc médian sans s’exposer.
La première tentative dans le jeu était d’ailleurs venue juste avant la fulgurance d’Andreas Schjelderup, d’une tête puissante mais trop centrée d’Erling Haaland (35e). Mais presque aussitôt après l’ouverture du score, et malgré deux autres tentatives lointaines d’Alexander Sorloth et Martin Odegaard (39e), l’Angleterre est également sortie de sa torpeur.
L’incontournable Jude Bellingham, auteur d’un doublé en huitièmes contre le Mexique (3-2), a remis les siens à hauteur presque tout seul, contournant l’arrière-garde norvégienne à grandes enjambées avant de frapper avec adresse de son mauvais pied dans le petit filet opposé (45e+2). Alors que les travées le célébraient en entonnant « Hey Jude », le joueur du Real Madrid a même failli donner l’avantage aux siens avant la pause, d’une passe en pivot bien sentie pour Harry Kane, finalement hors-jeu de peu après avoir trompé Orjan Nyland (45e+4).
Ce fut la dernière inspiration de l’Angleterre, qui n’a plus cadré la moindre frappe… Jusqu’à un deuxième réveil brutal à l’entame de la prolongation : Orjan Nyland a réussi une magnifique parade de la main opposée pour détourner une tête d’Harry Kane, mais a ensuite repoussé dans l’axe une frappe de Morgan Rogers, laissant Jude Bellingham, encore lui, surgir et pousser le ballon au fond des filets pour sa sixième réalisation dans le tournoi, et pour offrir la qualification aux siens (93e).
La Norvège avait pourtant remis le pied sur le ballon, et s’était procuré les meilleures occasions avant la prolongation. Torbjörn Heggem pensait même avoir marqué sur corner, avant de voir son but logiquement annulé pour une poussette d’Erling Haaland, muet pour la première fois depuis le début de la compétition (55e). Puis c’est la barre qui a sauvé les Three Lions, de nouveau suite à un corner, après une déviation de la tête de Kristoffer Ajer (76e).
Mais une fois le score en faveur des Anglais, les joueurs de Stole Solbakken n’ont plus trouvé la moindre brèche. Ils auraient même pu encaisser un troisième but, si Clément Turpin n’était pas revenu sur sa décision de siffler pénalty après un accrochage davantage provoqué par Djed Spence, que causé par une faute d’Oscar Bobb (101e).
Eliminés sept fois en dix passages par les quarts de finale de la Coupe du monde avant cette édition, les Three Lions passent cette fois ce cap fatidique. Toujours en quête d’une deuxième finale mondiale depuis leur unique titre en 1966, ils pourraient retrouver dans le dernier carré leurs meilleurs ennemis, l’Argentine, quarante ans après « la main de Dieu » et le « but du siècle » de Diego Maradona, et vingt-quatre ans après leur dernier affrontement dans un Mondial, au Japon (victoire 1-0 des Anglais en phase de groupes).
Source:
www.franceinfo.fr


