Chantal Goya n’a jamais eu peur de dire les choses. Ce jeudi 25 juin 2026, l’interprète de Bécassine et du Soulier qui vole l’a prouvé une nouvelle fois en se confiant à Marc-Olivier Fogiel dans Face à Fogiel, sur RTL, pour évoquer les graves difficultés financières qu’elle traverse aux côtés de son mari, l’auteur-compositeur Jean-Jacques Debout.
Une dette colossale contractée après des ennuis fiscaux, une procédure judiciaire en cours, et des rumeurs infondées sur ses revenus : la chanteuse de 84 ans a tenu à rétablir la vérité, avec le franc-parler qu’on lui connait.
Loin de chercher à esquiver le sujet, elle a choisi d’affronter publiquement une situation éprouvante, en mettant en avant une conviction : on ne fuit pas ses dettes, on les rembourse. Un message dadressé autant à ses fans qu’à ceux qui ont colporté, selon elle, des chiffres sans fondement.
Une dette de 2 millions d’euros et 950.000 euros déjà remboursés
Tout remonte à 2018. Chantal Goya et Jean-Jacques Debout ont contracté un prêt auprès du Crédit municipal de Bordeaux, à hauteur de deux millions d’euros, pour honorer une importante dette fiscale dépassant le million d’euros. Comme seule garantie : les droits Sacem de Jean-Jacques Debout.
Sauf que le couple, par sa propre admission, n’a jamais été à l’aise avec les chiffres. « Ça a toujours été la galère. On ne sait pas compter », a confié la chanteuse au micro de RTL, reconnaissant que ni elle ni son mari n’ont jamais eu le réflexe d’un gestionnaire rigoureux. Elle évoque notamment un outil fiscal, l’article 100 bis du Code général des impôts, permettant aux artistes aux revenus irréguliers de lisser leur imposition. Un article qu’elle dit avoir utilisé à tort. « Quand je parle de ça au plus grand fiscaliste, il me dit : ‘Mais qui vous a fait faire ça ? Quelle horreur !' », rapporte-t-elle, soulignant que ce mécanisme s’est retourné contre eux au moment d’une baisse de revenus.
Condamnés en première instance à rembourser la somme due, le couple a fait appel et se trouve désormais en phase de médiation. Chantal Goya se dit confiante : « Je serais très heureuse de revenir ici, peut-être en fin d’année, pour vous annoncer une bonne nouvelle, c’est que tout sera réglé. » Face à Marc-Olivier Fogiel, elle a par ailleurs tenu à souligner l’effort déjà accompli : « On a déjà donné 950.000 euros. C’est très important que le public le sache. »
Chantal Goya, sa dette fiscale de 1,65 million d’euros : « On a raconté que Jean-Jacques avait un capital de 3,7 millions, non, je ne gagne pas 40.000€ par mois non plus »
Chantal Goya face à @FogielMarcO sur #RTL pic.twitter.com/Arp6jmIGHr
— RTL France (@RTLFrance) June 25, 2026
Des revenus bien loin des rumeurs
Si Chantal Goya est venue sur RTL, c’est aussi pour couper court à des informations qu’elle juge fantaisistes. Certains ont évoqué un capital de trois, voire sept millions d’euros pour Jean-Jacques Debout, ou un salaire mensuel de 40.000 euros pour la chanteuse. Elle dément catégoriquement : « Je ne gagne pas 40.000 euros par mois. C’est 40.000 euros par an. 45.000 euros par an. Les royalties, etc. » Les galas viennent s’ajouter à cette somme, mais dans des proportions similaires.
Loin d’une star au train de vie opulent, la réalité qu’elle décrit est celle d’une artiste dont la carrière est derrière elle, et dont les revenus restent modestes. Elle reconnaît d’ailleurs qu’à son époque, les artistes n’avaient pas la maîtrise de leur production : « Je n’étais pas productrice de mes spectacles. Tout l’argent que la production gagnait était réinvesti dans les spectacles. »
Malgré tout, elle refuse de sombrer dans l’amertume. « L’argent, ce n’est pas mon maître. Mon maître, c’est mon public », a-t-elle glissé, avant de promettre à Marc-Olivier Fogiel, et à la France entière, qu’elle reviendrait annoncer une bonne nouvelle d’ici la fin de l’année.
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