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Coluche : qu’est devenue son ancienne maison, rue Gazan à Paris, qui était menacée ?

Le destin a voulu que Coluche disparaisse un 19 juin 1986, à seulement 41 ans, dans un accident de moto sur une route des Alpes-Maritimes.

Quatre décennies plus tard, l’humoriste reste l’une des personnalités préférées des Français. Son œuvre, son engagement avec les Restos du Cœur et son franc-parler continuent de marquer les esprits.

Parmi les lieux qui entretiennent sa mémoire figure une adresse bien particulière : le 11 rue Gazan, dans le 14e arrondissement de Paris. C’est dans cette maison de briques rouges, située face au parc Montsouris, que Coluche a vécu une partie importante de sa vie. Mais au milieu des années 2000, cette demeure emblématique s’est retrouvée au cœur d’une vive polémique.

Une maison chargée de souvenirs au cœur du quartier Montsouris

Lorsque Michel Colucci s’installe rue Gazan à la fin des années 1970, il est déjà une figure incontournable de l’humour français. La maison séduit par son emplacement privilégié, dans l’un des secteurs les plus paisibles du sud parisien.

Le pavillon devient rapidement un lieu de vie animé. De nombreux artistes, amis et proches y défilent. Les riverains se souviennent encore des fêtes organisées dans les dépendances situées au fond du jardin. À l’époque, les hangars et l’atelier d’artiste avaient été transformés en espaces de loisirs et de réception.

Cette demeure occupe également une place particulière dans l’histoire personnelle de Coluche. Après sa disparition tragique en juin 1986, le lieu devient un symbole pour ses admirateurs. Son souvenir reste intimement lié à cette adresse du quartier Montsouris.

Aujourd’hui encore, le numéro 11 de la rue Gazan attire les curieux. Située le long du parc, cette voie parisienne possède une riche histoire. Plusieurs artistes et intellectuels y ont vécu au fil des décennies. Mais pour beaucoup, elle demeure avant tout associée à l’homme en salopette jaune.

Le projet immobilier qui avait provoqué la colère des admirateurs

En 2008, l’avenir de la propriété suscite de nombreuses réactions. La propriétaire des lieux obtient alors un permis de construire visant à transformer une partie du terrain.

Le projet prévoit la démolition de plusieurs bâtiments situés dans le jardin afin d’y construire un petit immeuble comprenant quatre appartements. Une décision qui provoque immédiatement des critiques.

Certains bénévoles des Restos du Cœur regrettent qu’aucun espace ne soit réservé à l’association fondée par Coluche. Plusieurs riverains estiment également que cette adresse emblématique mériterait une vocation plus symbolique.

À l’époque, une bénévole résume le sentiment de nombreux admirateurs : « Exploiter le lieu à un usage strictement privé, c’est dommage ».

L’idée de voir disparaître une partie de ce patrimoine lié à l’humoriste choque une partie du public. D’autant que les Restos du Cœur recherchent alors de nouveaux locaux dans la capitale.

Face à la polémique, la mairie du 14e arrondissement rappelle que le dossier a été examiné selon les règles habituelles de l’urbanisme. Les autorités parisiennes valident finalement le projet.

Le débat ne porte donc pas sur la maison principale elle-même, mais sur les dépendances situées dans le jardin. Pour beaucoup, la distinction reste secondaire tant le lieu est associé à la mémoire de Coluche.

La demeure a été préservée et reste un lieu de mémoire discret

Finalement, contrairement aux craintes exprimées à l’époque, la célèbre maison de la rue Gazan n’a pas disparu. Le pavillon historique est toujours debout et conserve son allure caractéristique.

Les constructions prévues ont concerné les bâtiments annexes et non la demeure principale. Cette dernière continue de faire partie du paysage du quartier Montsouris.

La maison n’est pas devenue un musée et elle n’est pas ouverte au public. Elle demeure une propriété privée. Pourtant, son histoire reste bien connue des habitants du secteur et des passionnés de Coluche.

Au fil des années, d’autres lieux ont contribué à entretenir sa mémoire. À Montrouge, où il a grandi, une plaque commémorative a été dévoilée en 2019 devant son immeuble d’enfance. Son fils Marius Colucci avait alors salué cet hommage en déclarant : « Sa mémoire reste vivante ».

Dans le même temps, son ancienne propriété de Guadeloupe a connu une transformation spectaculaire. Le domaine qu’il possédait à Deshaies a été converti en un vaste jardin botanique accueillant aujourd’hui plus de 150 000 visiteurs par an.

La maison de la rue Gazan suit une trajectoire différente. Plus discrète, moins spectaculaire, elle demeure pourtant l’un des lieux les plus intimement liés à la vie de l’humoriste.

Quarante ans après sa disparition, le pavillon du 14e arrondissement continue ainsi de raconter une partie de l’histoire de Coluche. Une histoire parisienne, populaire et profondément humaine, qui reste gravée dans la mémoire collective bien au-delà des murs de cette maison devenue mythique.

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Source:

www.public.fr

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