« Peut-être » faut-il « garantir que dans chaque formation du supérieur, on ait bien, à un moment ou à un autre, des modules qui permettent d’expliquer ce qu’est l’intelligence artificielle (IA) et en même temps comment elle va bouleverser demain nos métiers », a-t-il déclaré devant les députés de la commission sur l’IA.
« Ces questions-là, vous devriez pouvoir vous les poser, que vous soyez en agrégation de philo ou en première année dans un BUT de chaudronnerie », a-t-il ajouté.
« Des réactions parfois assez défensives sur le sujet »
« Il faut progresser vers cela, en laissant évidemment une autonomie extrêmement forte dans les établissements », a-t-il précisé, reconnaissant que « ce n’est pas le ministère qui fixe le syllabus de chaque formation ». Actuellement, des « chartes » de « bonnes pratiques » sont « en train d’être finalisées avec les différents établissements d’enseignement supérieur ».
« La rapidité extrême de l’adoption de certains usages de l’IA a eu pour effet de susciter des réactions parfois assez défensives sur le sujet », a rappelé le ministre, alors que certaines voix s’élèvent pour proposer des formations labellisées « sans IA ».
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« Il faut vivre avec »
Selon lui, les étudiants doivent être « formés en intelligence artificielle », « c’est-à-dire qu’ils doivent comprendre le fonctionnement, les atouts, mais aussi les limites de ces outils ».
« Faire comme certains qui voudraient faire que l’IA n’existe pas et que l’intelligence artificielle serait un nuage qui, comme un nuage bien connu il y a quelques années, s’arrêterait aux frontières de l’Hexagone, ce n’est pas comme ça que ça marche », a-t-il soutenu, jugeant « qu’il faut vivre avec ».
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