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Immobilier : tour d'horizon des marchés

Entre les ventes, les prix, et les taux, plusieurs indicateurs immobiliers sont sortis ces derniers jours. Que faut-il retenir en synthèse ? En ce début du mois de juin, on fait le point.


Publié le 06/06/2026 17:00

Temps de lecture : 2min

8 achats immobilier sur 10 sont aujourd’hui réalisés à crédit. (CHRIS HELLIER / CORBIS RF STILLS / GETTY IMAGES)

Baisse de l’activité, relative stabilité des prix, légère hausse des taux d’intérêt, ce sont les trois indicateurs clés. Dans son Observatoire annuel (publié cette semaine), le groupe BPCE (Banque populaire Caisse d’épargne) souligne le repli du volume des transactions.

Même constat du côté des notaires de France. Pas d’effondrement mais une baisse qui est déjà effective depuis 4 mois. Au niveau national, les projections sont à 890.000 ventes dans l’ancien cette année. C’est-à-dire moins 6% par rapport à l’an dernier.

La dégradation de la conjoncture économique pèse sur la confiance et pénalise des projets immobiliers. Résultat : des reports, de l’attentisme. Si les primo accédants sont toujours présents, il y a un ralentissement sur la dynamique qui était enclenchée. Pour l’instant cela tient mais, comme le souligne la Fédération nationale de l’immobilier, le marché montre « des signes de fragilité ».

Côté prix, au regard des récents baromètres des principaux réseaux immobiliers, la tendance est actuellement à une relative stabilité. Pas de fortes variations au niveau national mais des écarts qui se creusent selon les territoires.

Le portail Seloger parle de « reprise hétérogène », le premier baromètre des prix Figaro immobilier fait état d’évolutions contrastées et de « marchés à plusieurs vitesses ». La plupart des grandes métropoles restent orientées à de légères hausses de prix, comme Paris, Nice, Lille et Marseille. De légères baisses sont enregistrées à Bordeaux, Rennes et Montpellier.

Il existe bien sûr des disparités locales. Les prix peuvent évoluer selon le quartier, l’emplacement, la typologie du bien, son état, le DPE (diagnostic de performance énergétique) etc. Quant au marché du neuf, si l’activité reprend des couleurs pour la maison individuelle, le collectif est toujours à la peine (appartements).

Les yeux sont braqués vers la prochaine réunion de la BCE. La Banque centrale européenne pourrait, le 11 juin prochain, augmenter ses taux directeurs, ce qui aurait un impact sur les banques et donc, à plus court terme, sur les conditions d’emprunt des particuliers. « On est peut-être à l’aube d’un tournant » prévient le courtier Cafpi.

Dans l’ensemble, la plupart des courtiers anticipent une prochaine hausse des taux d’intérêt, mais la grande majorité (comme Vousfinancer) estime qu’elle sera « limitée ». Principale raison : la forte concurrence à laquelle se livrent les banques pour capter la clientèle (le crédit à l’habitat est un puissant produit d’appel).

Le groupe BPCE table sur un taux qui passerait de 3,22% actuellement à 3,43% en fin d’année 2026 (en moyenne et hors assurance). « Cette hausse des taux est de nature à se répercuter sur les transactions, sur les prix et, in fine, sur les crédits immobiliers » souligne un cadre de la Banque populaire Caisse d’épargne.

Dans cette hypothèse, si ça passe pour les uns, ce sera un frein pour d’autres. Lorsque l’on sait que 8 achats immobiliers sur 10 sont réalisés à crédit, et que l’évolution des taux joue sur le mode d’acquisition d’un logement, le rôle du crédit n’a jamais été aussi déterminant.


Source:

www.franceinfo.fr

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