Microsoft poursuit son offensive dans l’intelligence artificielle professionnelle. Le groupe a dévoilé un nouvel « Agent juridique » intégré à Word, capable d’assister les équipes juridiques dans la relecture de contrats, l’analyse des modifications et la vérification de clauses sensibles.
Déployée pour l’instant aux États-Unis via le programme Frontier, cette fonctionnalité s’active directement depuis le menu « Agent Copilot » de Word, sans installation supplémentaire. L’objectif est d’intégrer les usages de l’IA directement au cœur des outils bureautiques déjà utilisés par les entreprises.
L’agent analyse les contrats dans leur globalité afin d’identifier les risques, obligations et clauses non conformes aux référentiels internes. Il peut également suggérer des reformulations alignées sur les standards juridiques de l’entreprise.
Une compréhension avancée des documents Word
Contrairement aux assistants IA classiques, l’outil a été conçu pour comprendre la structure complète des documents Word : tableaux, listes, mise en forme ou encore historique des modifications.
Microsoft explique avoir développé un système hybride combinant modèles de langage et traitement déterministe. Cette approche vise à limiter les modifications inutiles et à préserver l’intégrité des documents, un enjeu clé dans les négociations contractuelles.
« Chaque clause compte et chaque ligne rouge raconte une histoire », a souligné Brad Smith, vice-président de Microsoft, en présentant l’outil.
Microsoft accélère sur le marché de l’IA métier
Avec cette annonce, Microsoft renforce sa stratégie visant à transformer Copilot en une plateforme d’agents spécialisés pour les métiers à forte valeur ajoutée. Après les fonctions de productivité classiques, l’éditeur cible désormais les services juridiques, un secteur déjà convoité par des acteurs spécialisés comme la plateforme Harvey, Robin AI ou encore Ironclad.
L’intégration native dans Microsoft 365 pourrait toutefois constituer un avantage décisif. Les entreprises peuvent conserver leurs systèmes de sécurité, de conformité et de gestion des documents existants, sans multiplier les outils tiers.
Microsoft rappelle néanmoins que son agent juridique ne remplace pas l’expertise d’un avocat et que chaque résultat généré par l’IA doit être vérifié par l’utilisateur.
Source:
www.zdnet.fr

