Plusieurs élus du Parti socialiste (PS) ont apporté leur soutien, vendredi 1er mai, au premier secrétaire Olivier Faure, qui a fait l’objet d’un jet de farine et de slogans hostiles, selon la presse locale, lors du défilé de la Journée internationale des travailleurs à Amiens.
« Ces méthodes sont inacceptables et nuisent au combat de toute la gauche et des travailleurs en ce 1er mai qui nous rassemble », a écrit sur X le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, tandis que le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, condamnait l’incident dans des termes similaires. « Absolument inadmissible, soutien à Olivier Faure, ces procédés par une petite minorité, sont indignes du 1er mai, pareils actes sont des carburants pour l’extrême droite », a également posté sur X le maire socialiste de Montpellier, Michaël Delafosse.
Les médias locaux ont publié des images du leader socialiste, la veste maculée de farine. Selon le Courrier picard et Ici Picardie, Olivier Faure a aussi été traité de « social-traître » par certains manifestants qui ont aussi crié « tout le monde déteste le PS ».
« Nous en avons vu d’autres. Ce n’est pas une poignée de farine lancée par un illuminé qui allait nous empêcher de fêter les travailleurs et les travailleuses », a fait savoir l’entourage d’Olivier Faure à l’Agence France-Presse (AFP). « Voilà un anarchiste qui a raté sa vocation de boulanger ! », a réagi le patron du PS, toujours selon son entourage, qui précise qu’il a « retiré sa veste puis est reparti dans la manifestation ».
L’an dernier, pour le 1er-Mai, c’est le député socialiste Jérôme Guedj qui avait subi l’accueil hostile de certains manifestants à Paris. En 2024, le fondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, avait dû être exfiltré du cortège à Saint-Etienne.
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