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La facture de gaz sera 53 % plus chère d'ici 2030


Publié le 29/04/2026 21:08



Mis à jour le 30/04/2026 00:15

Temps de lecture : 1min – vidéo : 2min

La facture de gaz explose en France. Il faudra s’attendre à une augmentation de 15 % en moyenne dès ce vendredi 1er mai. Par ailleurs, la facture pourrait même augmenter de 53 % d’ici 2030. Comment l’expliquer ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Comme un éternel recommencement pour Brigitte Mouraud, retraitée qui se prépare à une nouvelle augmentation de sa facture de gaz en 2026. « Entre 2024 et 2026, j’ai pris deux fois 10 %, ce qui est vraiment lié au coût, pas à la consommation puisque j’ai ramené ça à la consommation. C’est vrai que ça commence à faire beaucoup », explique-t-elle.

Et ce n’est pas fini. D’ici à 2030, sa facture devrait flamber : plus 53 %, selon des associations de consommateurs. Mais alors, comment expliquer une telle hausse ? D’abord parce que la fiscalité sur le gaz va continuer d’augmenter dans les années à venir. Mais surtout parce que le nombre de ménages raccordés au gaz diminue. Résultat, le coût du réseau repose sur moins de foyers qui paient donc de plus en plus cher.

Pour Brigitte Mouraud, qui utilise le gaz pour se chauffer et chauffer l’eau de son appartement, passer à l’électricité n’est pas une option. « Si on devait vraiment être amené à changer, il y a la chaudière qu’il faut changer et, en plus, ce sont des radiateurs en fonte. Il faut les retirer, mettre des radiateurs électriques. Ce n’est pas tant le coût d’un radiateur électrique qui est important, c’est tous les branchements puisque là, on a des tuyaux de gaz dans tout l’appartement », ajoute la retraitée. Au total, toutes ces hausses feraient flamber les factures de gaz annuelles à 876 euros en 2030.

Et c’est sans compter les variations du prix du gaz sur les marchés. « Le gaz est très dépendant des aléas géopolitiques. Nous avons quand même deux crises de l’énergie en une décennie, celle de l’Ukraine-Russie en 2022 et aujourd’hui, celle du Moyen-Orient. Donc on voit que ça fait vraiment des fluctuations », observe François Carlier, délégué général de l’association de consommateurs CLCV, « On voit que maintenant, l’État ne veut plus subventionner la facture quand il y a une crise de l’énergie. Donc très probablement, le cours de la matière première sera aussi défavorable. »

En France, près de 4 foyers sur 10 se chauffent encore au gaz aujourd’hui. C’est plus que la moyenne européenne.


Source:

www.franceinfo.fr

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