Depuis un an, l’horizon des quatre pêcheurs normands mis en examen pour l’importation de 615 kg de cocaïne s’est drastiquement rétréci. La mer à perte de vue a été remplacée par les murs des prisons où ils sont incarcérés. Si Anthony Q. a été transféré dans le « module respect » de son établissement, tous ne se tiennent pas aussi sagement. Son frère Mathieu a été condamné début janvier à vingt jours de mitard après la découverte d’un téléphone dans sa cellule. Quelques jours plus tard, Damien M. a écopé de quinze jours de quartier disciplinaire pour la même raison…
Tous sont peu habitués à la détention, leur quotidien est « très compliqué », a récemment écrit Éric B. à la juge en charge du dossier. S’il déplore une incarcération dans « un établissement très âgé faisant face à une surpopulation », où il a attrapé la gale, le marin entend « payer sa dette à la société ».
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