Après le feu d’artifice exceptionnel proposé par les deux équipes lors de la victoire 5-4 du PSG, mardi en demi-finale aller, l’émerveillement a été partagé à la fois par les acteurs et les observateurs.
Publié le 29/04/2026 06:00
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A quelle place cette demi-finale aller entre le PSG et le Bayern Munich (5-4) se situera dans le panthéon du football ? Si le match retour aura forcément une influence sur la trace que laissera ce choc entre les deux meilleures attaques du football européen actuel, le premier acte a laissé des millions de personnes bouche bée devant un spectacle quasiment jamais vu à ce niveau de la Ligue des champions. Les deux équipes ont attaqué sans renier leurs principes, sans chercher à tenir un avantage au score, jusqu’à la dernière seconde de jeu.
C’est simple. Depuis la création de la C1 en 1955, une seule demi-finale avait déjà vu neuf buts être inscrits et il fallait remonter à l’édition 1960 lors d’un duel un poil plus déséquilibré entre Francfort et les Rangers (6-3). Chez les observateurs, les qualificatifs ont manqué au coup de sifflet final. Les anciennes gloires du football n’ont pas retenu leurs émotions. Pour David Ginola, consultant pour Canal+, ce match a « réhabilité le football ». Sur la chaîne américaine CBS Sports, l’ancien gardien danois Peter Schmeichel a avoué ne pas se « souvenir d’avoir assisté à un meilleur match de football dans [sa] vie, en direct depuis le stade ».
Du côté des acteurs, il y avait forcément un peu plus de tempérance, même du côté du PSG, sachant que la qualification pour la finale est encore loin d’être acquise. Mais la joie d’avoir participé à ce grand rendez-vous a forcément pris le dessus. « Tous les amateurs du foot ont dû kiffer. Nous sur le terrain c’était un vrai plaisir aussi, on en rêve toute notre enfance », a décrit Marquinhos, les yeux pétillants sur Canal+.
Son entraîneur Luis Enrique, dans ses premiers mots après la rencontre, a tout de suite pointé le caractère « exceptionnel » du match de mardi soir. « Je n’ai jamais vécu en tant qu’entraîneur un match avec autant d’intensité, avec cette envie de gagner. Je n’ai jamais vécu un match comme ça », a-t-il confié au micro de Canal+.
Son homologue Vincent Kompany, suspendu et interdit de banc de touche pour la rencontre, n’a pas caché sa déception de ne pas avoir pu vivre cette soirée de plus près. « J’ai dit à Luis Enrique que je ne comprenais pas pourquoi il aimait regarder certains matchs depuis les tribunes [ce que l’Espagnol a fait volontairement à plusieurs reprises cette saison]. C’était un match pour les gens qui aiment le foot », a déclaré le coach belge du Bayern. « C’était un clash de deux idées similaires. Normalement, dans ce genre de situations, une équipe se retire et accepte qu’une équipe puisse imposer son jeu. Et ça a donné ce genre de match », a-t-il ensuite développé en conférence de presse.
Ce dernier a également lancé le match retour en appelant les fans bavarois à mettre le feu à l’Allianz Arena mercredi prochain pour un match aux allures de « finale ». « Il faut soit tout changer, soit aller encore plus loin dans ce qu’on fait déjà… Et vous connaissez déjà la réponse », a glissé Kompany, sourire en coin.
Comprenez : ne vous attendez pas à un autre type de match. Les Parisiens ont ainsi fait comprendre qu’ils ne comptaient pas renier leur ADN et défendre leur maigre avantage sur une pelouse hostile. « J’ai demandé à mon staff combien de buts nous allons devoir marquer pour gagner le match retour. On a dit minimum trois », a lâché l’Asturien.
On pensait avoir déjà touché l’irrationnel l’an passé lors de la demi-finale retour entre l’Inter et le Barça (4-3 en prolongation), mais tous les ingrédients sont réunis pour que cette double confrontation la surpasse déjà.
Source:
www.franceinfo.fr


