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Faut-il interdire le kitesurf à Saint-Pierre-Quiberon en Bretagne ? La question divise


Publié le 29/04/2026 17:11



Mis à jour le 29/04/2026 18:04

Temps de lecture : 1min – vidéo : 2min

Faut-il interdire le kitesurf au nom de la sécurité des baigneurs ? C’est en tout cas ce que souhaite la maire de Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan) , où plusieurs accidents ont déjà eu lieu.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Avec leurs acrobaties aériennes au-dessus des vagues, ils transforment les plages en spectacle à ciel ouvert. Kitesurf, wing foil… Ces sports nautiques attirent de plus en plus d’adeptes amateurs de glisse. « On a une sensation de liberté », explique l’un d’entre eux, « Il n’y a pas de bruit. » « C’est très doux, très très doux », acquiesce sa camarade, « On entend le vent. Oui, c’est une sensation de liberté. On oublie tout. »

Seulement voilà, pour Stéphanie Doyen, maire (Horizons) de Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan), ces activités deviennent de plus en plus problématiques, voire dangereuses. Avec une trentaine d’accidents impliquant un kitesurfeur déclarés en 2024, l’élue envisage cet été de leur interdire certaines zones du littoral : « Les élus locaux, on a des responsabilités, on a des devoirs, et puis on a une responsabilité morale. Morale et pénale aussi, si quelqu’un est blessé dans l’eau parce qu’on n’a pas pris des dispositions de sécurité suffisantes. »

Un pavé dans l’océan que les passionnés de ces sports nautiques et les clubs professionnels ont du mal à accepter. Théo Sicallac, fondateur de Breizh Kite Center, détaille : « Nos élèves sont encadrés par des professionnels, même les autres écoles. Ce sont plutôt les néopratiquants ou les pratiquants qui viennent d’arriver sur la presqu’île, qui arrivent sur un spot et dès qu’ils voient des conditions, ils se mettent à l’eau et ne respectent pas tout le temps les zones de pratique. »

La mairie et les professionnels doivent se rencontrer d’ici l’été pour trouver un terrain d’entente. Les sauveteurs en mer proposent un moyen simple, décrit par Hervé Le Gal, directeur adjoint centre de formation SNSM Lorient : « Les zones de natation ne doivent être respectées que pour les nageurs. Les zones de navigation, pour tout ce qui est foil, doivent avoir leur propre sécurité pour visualiser sur l’eau et autour d’eux, afin d’éviter les contacts ». Une solution déjà mise en place à Dolus-d’Oléron, en Charente-Maritime. Depuis trois ans, chaque été, une zone est réservée aux adeptes de ces sports extrêmes, loin des baigneurs.


Source:

www.franceinfo.fr

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