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Médecins étrangers : Emmanuel Macron fustige les "mabouls" favorables à une rupture avec l'Algérie

En déplacement dans l’Ariège lundi, le chef de l’Etat a défendu le rôle des médecins diplômés hors UE, essentiels selon lui dans la lutte contre les déserts médicaux, tout en critiquant la complexité du système français.


Publié le 27/04/2026 17:07



Mis à jour le 27/04/2026 18:17

Temps de lecture : 1min

Emmanuel Macron échange avec des habitants lors d’une pause déjeuner à Mirepoix (Ariège), le 27 avril 2026. (VALENTINE CHAPUIS / AFP)

Une sortie qui fait déjà polémique. En visitant un hôpital à Lavelanet (Ariège), lundi 27 avril, Emmanuel Macron a dénoncé « tous les mabouls » qui voudraient « se fâcher avec l’Algérie », en évoquant notamment la question des médecins étrangers exerçant en France. Le président a cité le cas des praticiens diplômés hors Union européenne (Padhue), indispensables selon lui au fonctionnement du système de santé, notamment dans les zones en manque de médecins. Le locataire de l’Elysée est même allé plus loin, devant un médecin originaire d’Oran, en Algérie. Il a persisté et signé en déclarant : « C’est encore le bordel. C’est un truc qui me rend dingue ! C’est la folie du système français. »

Il a critiqué ainsi un dispositif jugé trop complexe qui oblige ces praticiens à repasser des concours pour être titularisés, malgré leur exercice déjà effectif à l’hôpital. « On a un système qui marche sur la tête », a-t-il estimé, dénonçant une logique administrative qui freine leur intégration. Ces médecins, souvent formés à l’étranger, représentent une part importante des effectifs médicaux en France. Au 1er janvier 2025, 19 154 médecins, diplômés à l’étranger hors UE et qui exercent officiellement en France, étaient inscrits au tableau de l’Ordre des médecins. Parmi eux, 38,8% ont été diplômés en Algérie, 15,1% en Tunisie, 8,6% en Syrie, 7,4% au Maroc et 4% au Liban, selon les statistiques disponibles.

Fraîchement désigné par les adhérents des Républicains pour porter leurs couleurs à la présidentielle, Bruno Retailleau s’est empressé de réagir aux propos du président de la République. Dans un communiqué, le sénateur a déclaré « Emmanuel Macron s’en est pris à ceux qui, comme moi, sont partisans de la fermeté avec l’Algérie, en évoquant notamment les lourdeurs administratives pour les médecins étrangers ». Il juge que le problème n’est pas les médecins algériens mais « les centaines d’OQTF dangereux qui n’ont plus rien à faire en France, et que le régime d’Alger refuse de reprendre, contrairement aux accords de 1994 ».


Source:

www.franceinfo.fr

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