Que serait une campagne présidentielle à droite sans promesses d’économies dans la fonction publique et de réduction des effectifs ? « La rengaine du “trop de fonctionnaires” resurgit encore, malheureusement, alors que la demande de services publics n’a jamais été aussi forte », regrette déjà la cofondatrice du centre de réflexion Le Sens du service public, Emilie Agnoux.
Désigné candidat à l’Elysée par les adhérents de son parti, le président des Républicains (LR), Bruno Retailleau, affirme vouloir en effet supprimer 200 000 postes dans la fonction publique en cas d’arrivée au pouvoir en 2027. « Au moins », a-t-il précisé sur LCI, lundi 20 avril.
Le refrain est connu à droite et donne lieu à des surenchères à chaque présidentielle. En 2017, François Fillon plaidait pour la suppression de 500 000 emplois publics quand, en 2022, Valérie Pécresse avançait un objectif de 200 000 suppressions. Cette vision arithmétique de la fonction publique n’a pourtant jamais fait l’unanimité chez LR. « Ce sont souvent des objectifs que l’on n’atteint pas », avait convenu l’ancien ministre du budget (2007-2010) Eric Woerth, en 2021, lors d’une convention du parti. Celui qui a ensuite rallié Emmanuel Macron regrettait alors une « comptabilité un peu malsaine ».
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Source:
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