Le débat parlementaire ne démarrera qu’à l’automne, mais le sujet est déjà dans toutes les têtes : quel sort sera réservé au secteur de la santé dans le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), alors que se jouera le dernier exercice budgétaire du quinquennat Macron ? Peu de doute que la voie sera étroite, au vu de l’état des finances publiques, avec, en face, des besoins médicaux qui continuent d’augmenter.
En décembre 2025, ce PLFSS a été adopté à l’arraché, sans qu’aucune réforme structurante n’ouvre de perspective dans le secteur du soin. Il y a pourtant urgence, avec plus de 15 milliards d’euros de déficit et une aggravation en vue, du fait du vieillissement de la population, de l’augmentation des malades chroniques, ou encore du coût des progrès médicaux. Alors, comment financer notre modèle de protection sociale demain ?
Au-delà des mesures d’économies « classiques », qui reviennent d’année en année – des baisses sur les prix des médicaments aux actions sur la pertinence des soins –, des choix s’imposent, qu’il s’agisse d’augmenter les recettes ou de faire baisser les dépenses.
Il vous reste 81.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source:
www.lemonde.fr


