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Une comédie d'arnaque avec Josiane Balasko et Fadily Camara, c'est L'arnaqueuse !

A voir au cinéma ce mercredi, une comédie remarquée au Festival de l’Alpe d’Huez, « L’arnaqueuse », avec Josiane Balasko et Fadily Camara. Nous nous sommes entretenus avec son réalisateur Wilfried Meance.

De quoi ça parle ?

Fanny, 30 ans, enceinte, n’en peut plus de vivre chez son père avec Virgil, son compagnon, champion de la procrastination. Alors quand elle tombe sur une offre en or : un appartement « parquet, moulures, cheminées » en viager dans Paris, elle fonce tête baissée. Mais Masséna, la vendeuse, est tout sauf mourante… Bien décidée à récupérer les clés de sa nouvelle vie, Fanny s’engage dans une guerre sans pitié contre l’arnaqueuse professionnelle.

Après avoir été présenté en compétition au Festival de la comédie de l’Alpe d’Huez, L’Arnaqueuse arrive au cinéma. Cette comédie d’action, coécrite par Jean-Pascal Zadi, Michaël Souhaité et Stéphane Landowski, repose sur le tandem comique Fadily Camara et Josiane Balasko, entourés de seconds rôles savoureux (Jean-Pascal Zadi, Tiphaine Daviot, Denis Mpunga, Pablo Pauly, Amaury de Crayencour, Bertrand Usclat, Marc Riso…) Entretien avec le réalisateur du film, Wilfried Méance.

AlloCiné : Votre film a été présenté à l’Alpe d’Huez en début d’année. Vous avez une longue histoire avec ce festival…

Wilfried Méance, réalisateur : L’Alpe d’Huez, c’est un peu un festival où je suis né. J’y suis allé huit fois avec huit courts différents. Et après, j’y étais avec mes deux premiers longs, Jumeaux mais pas trop. Nous avons eu le prix du public. Et pour mon deuxième, Et plus si affinités, nous avons eu quatre prix, le prix du public, le prix spécial du jury, puis les deux prix d’interprétation pour les deux acteurs principaux, Isabelle Carré et Bernard Campan.

C’est vrai que c’est un festival qui compte beaucoup pour moi et dans ma carrière. C’était important que celui-là aussi, mon troisième film, soit prêt pour qu’on puisse le présenter là-bas.

Vous aviez senti l’effet festival, par exemple, pour Et plus si Affinités, qui avait fait une razzia de prix ?

Ca a beaucoup aidé sur ce long métrage, qui était un petit film qui avait un petit budget. Ça lui a vraiment donné une notoriété, qui lui a permis ensuite d’avoir une belle exposition quand il est sorti en salle.

La comédie est un genre qui est peu représenté en festival, et qui est un genre plus plébiscité par le public. D’avoir un festival qui est vraiment dédié à ça, c’est cool pour nous.

Parlons de L’Arnaqueuse, votre nouveau long métrage. Est-ce que le film est basé sur une idée originale ou a-t-il un lien avec Le Viager qui a eu un certain succès à l’époque de sa sortie ?

Le film est vraiment une idée originale de Jean-Pascal Zadi, qu’il a écrit avec Michaël Souhaité et Stéphane Landowski. C’est un film qui m’a été proposé en avril dernier à la réalisation. Je l’ai fabriqué en un an, avec tout le monde.

Quand j’ai lu le script et quand j’ai su en plus que c’était avec Josiane Balasko et Fadily Camara, j’ai dit oui ! Il y a un truc super à faire.

« J’aime bien me dire que c’est une comédie avec de l’action, mais aussi une comédie sociale. »

Comment vous qualifieriez le ton de cette comédie ? C’est un peu une comédie d’action, mais ce n’est pas que ça…

Pour moi, c’est une comédie d’arnaque, parce qu’il y a vraiment ce sens d’arnaque. Donc, on est à mi-chemin entre de la franche comédie et aussi des films d’action. T, Des films comme les Ocean’s Eleven, Ocean’s Twelve, ou même Ocean’s Eight qui avaient été faits avec des femmes étaient des références, toutes proportions gardées.

J’aime bien me dire que c’est une comédie avec de l’action, mais aussi une comédie sociale. C’est-à-dire qu’en fait, derrière toute cette forme un petit peu burlesque qu’il peut y avoir dans les situations, il y a toujours une vérité sur les personnages, une vérité sociale sur leurs différences de milieux. C’est ce qui fait que le film a du fond.

C’est toujours ce qui m’intéresse dans la comédie. Que ce soit drôle, mais que ça montre quand même quelque chose derrière, sur nous, sur notre société. Je suis très fan des comédies italiennes, anciennes, comme faisait Dino Risi.

« Elle a un nouveau look quasiment à chaque scène »

Pouvez-vous nous parler de votre collaboration avec Josiane Balasko ? Elle apporte beaucoup de comédie, beaucoup de piquant.

Complètement. Elle était très en demande de ça dès la préparation, parce qu’on a eu un gros travail sur les looks avec notre chef costume, avec l’équipe HMC sur les perruques, sur les différents looks qu’elle allait avoir. Elle a un nouveau look quasiment à chaque scène. On avait très envie d’avoir ce travail de transformiste, sur les différentes choses qu’on allait faire.

Et puis, dans le travail, il y avait ce souci de la transmission, toujours avec de la bienveillance. Elle était toujours là à nous conseiller, tout en nous laissant faire ce qu’on voulait, et en prenant du plaisir ensemble. C’est toujours bien de pouvoir s’appuyer sur ses aînés et sur leur savoir.

On a dû tourner très rapidement. Il y avait une forme d’urgence qui nous aidait à aller plus loin dans la comédie, et surtout d’être plus direct.

Est-ce que Josiane Balasko a un peu participé au choix des looks ?

Bien sûr, elle était là avec nous et on s’est dit « ça, oui », « ça, non ». On était sur le fil; ne pas tomber dans le grotesque. On s’est bien amusés à choisir, et trouver les robes correspondantes. Le chef coiffeur nous avait proposé environ 25 perruques. A la fin, on en a gardé 6-7, je crois.

Un mot également sur Fadily !

Josiane Balasko, Fadily Camara et JP Zadi étaient déjà tous les trois sur le projet quand je suis arrivé. J’aimais bien le fait qu’on mélange les générations. Fadily vient de la nouvelle scène, face à Josiane qui a énormément de carrière. J’aimais bien ce rapport-là.

Je trouve que Fadily a un truc hyper nouveau. C’est son premier premier rôle au cinéma. Elle a fait beaucoup de second rôles, mais c’est son premier premier rôle. J’aimais bien cette idée aussi d’accompagner une actrice dans son premier premier rôle au cinéma.

J’ai formé tout le reste de la distribution avec ma directrice de casting, j’ai amené même des gens avec qui j’avais déjà travaillé et je trouvais qu’ils correspondaient exactement à d’autres personnages qu’il y a dans le film, comme Pablo Pauly, ou comme Bertrand Usclat.

J’ai un petit coup de cœur aussi pour Henri Guybet, qui est un acteur qu’on a pu voir dans Rabbi Jacob, dans La Septième Compagnie, qui prend toujours beaucoup de plaisir à revenir jouer, et qu’il faut faire tourner plus. Donc c’est un message plutôt à mes camarades. Il a 89 ans, il adore tourner, et il est toujours très bon.

Avez-vous déjà d’autres projets dont vous pouvez nous parler?

J’ai quatre projets sur le feu. Je ne sais pas vraiment lequel va démarrer en premier. Ce sont des projets plus perso, parce que je suis à l’écriture sur ceux-la, depuis le départ.

Je ne peux pas vraiment vous dire lequel va se faire en premier, mais je pense que le prochain tournage va être en fin d’année dans le meilleur des cas, début d’année prochaine.

Propos recueillis le 14 avril 2026 par téléphone

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Source:

www.allocine.fr

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