Lens n’est plus qu’à un match d’écrire une grande page de son histoire : les Sang et Or ont largement battu Toulouse (4-1), mardi 21 avril, au stade Bollaert, pour rallier la finale de la Coupe de France qu’ils n’ont encore jamais remportée. Quatre jours après l’avoir emporté face à ce même TFC en Ligue 1 (3-2) dans la douleur, le club du bassin minier a récidivé, cette fois plus tranquillement grâce à une formidable efficacité offensive.
Comment pouvait-il en être autrement ? Bollaert attend ça depuis si longtemps qu’il l’a rappelé avant le coup d’envoi avec de grands tifos mettant en avant cette anomalie de l’histoire : malgré son titre de champion de France et trois finales de la Coupe (1948, 1975 et 1998), le Racing n’a jamais soulevé ce trophée. Les Lensois auront l’occasion d’effacer cette bizarrerie le 22 mai au Stade de France contre Strasbourg ou Nice, qui s’affrontent mercredi soir à la Meinau.
Les Artésiens avaient quitté leur stade Bollaert en fusion, vendredi soir, au bout d’une remontée face aux Toulousains validée dans les derniers instants du match. Ils ont retrouvé leur antre dans le même état. Les supporteurs en ont profité jusqu’au bout, chantant « on est en finale » quand le résultat était devenu inéluctable, avant d’envahir complètement le terrain au coup de sifflet final.
« Je suis déjà tourné vers la finale, parce que se qualifier sans gagner la Coupe, ce n’est pas amener la récompense que les gens méritent, a réagi l’entraîneur lensois, Pïerre Sage. Le parcours est bien mais j’ai envie d’aller au bout des choses, tout le monde le mérite ici. »
Réussite offensive
Punis par une entame de match désastreuse lors du duel précédent, les joueurs de l’Artois ont cette fois piqué d’entrée grâce à Florian Thauvin, d’un pénalty tiré lentement mais avec beaucoup de maîtrise (1-0, 5e). Le champion du monde (en 2018) l’avait lui-même provoqué, fauché dans la surface par Pape Demba Diop. Titularisé à la place de Wesley Saïd, Allan Saint-Maximin a doublé le score d’une frappe à l’entrée de la surface avant de célébrer d’un salto devant le banc lensois (2-0, 18e).
Mais cette réussite offensive a contrasté avec une fébrilité dans la ligne arrière, symbolisée par une première approximation de Samson Baidoo (2e) – enfin de retour en tant que titulaire après une blessure – puis une seconde, qui a cette fois coûté un but inscrit par Santiago Hidalgo (2-1, 21e). Entre-temps et dans les minutes qui ont suivi, Ismaëlo Ganiou aussi a été hésitant, sans doute pris par l’enjeu du match le plus important de sa jeune carrière.
Les Sang et Or ont globalement eu des difficultés à construire le jeu lors de la première demi-heure, bien gênés par les Toulousains de Carles Martinez Novell, qui ont souvent coupé la relation entre les défenseurs et les milieux de terrain lensois. Malgré cela, ils ont frappé une nouvelle fois par le piston gauche Matthieu Udol, à bout portant, à la réception d’un centre de l’autre piston, Saud Abdulhamid (3-1, 35e).
Ce but a porté un coup au moral du « Téfécé », libérant par la même occasion les Lensois, qui ont ensuite accentué leur avantage grâce à Adrien Thomasson, avec une nouvelle fois Saud Abdulhamid en dernier passeur (4-1, 74e). Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l’effort des deux côtés du terrain. En face, au-delà de sa pression défensive intéressante, Toulouse n’aura pas montré grand-chose, et s’est heurté aux limites d’un onzième de Ligue 1 face au deuxième.
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