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Tennis : révélation de Roland-Garros l'an passé, Loïs Boisson a "digéré" les mois "les plus compliqués" de sa carrière

La joueuse de 22 ans, qui s’est entretenue avec l’AFP, est attendue mardi pour son grand retour sur le circuit lors du tournoi WTA 1000 de Madrid.


Publié le 20/04/2026 16:43

Temps de lecture : 4min

Loïs Boisson lors du tournoi 250 de Hambourg, le 15 juillet 2025. (MAXPPP)

Eloignée des courts de tennis depuis plus de six mois, la numéro un française Loïs Boisson (46e) va retrouver la terre battue, surface sur laquelle elle s’était révélée aux yeux du grand public l’an passé à Roland-Garros en atteignant les demi-finales.

Elle sera en lice mardi au WTA 1000 de Madrid pour mettre derrière elle les mois « les plus compliqués » de sa jeune carrière. La joueuse de 22 ans n’a pas rejoué en compétition depuis le 29 septembre et son abandon au troisième tour du WTA 1000 de Pékin, en raison d’une série de blessures et « d’erreurs du côté médical ».

Après plus de six mois éloignée des courts, comment vous sentez-vous ?

Loïs Boisson : Si je suis là, c’est que ça va mieux. Ces derniers mois ont été très compliqués, les plus compliqués depuis que je joue au tennis. Je les ai mal gérés aussi mentalement, on va dire. Mais le fait que tout se soit passé comme ça, je me dis aussi que ce n’est pas un hasard, que ça m’a appris des choses et que ça va m’aider aussi pour le futur. Je suis convaincue que j’ai des capacités pour faire de belles choses dans le tennis. Je suis contente aujourd’hui d’en ressortir plus forte et d’avoir un peu digéré tout ça.

Cette période a-t-elle été difficile à digérer après les attentes suscitées par votre parcours à Roland-Garros ?

Peut-être sans le savoir, oui, ça a rajouté une espèce de stress, de pression, de quelque chose que je n’avais tout simplement pas l’habitude de vivre, toute cette attention autour de moi. C’est surtout à cause des blessures, le fait de ne pas avoir pu faire ce que j’aurais pu faire grâce à Roland-Garros.

Comment expliquez-vous cet enchaînement de blessures (jambe puis bras) ?

Les deux petites blessures que j’ai eues à la jambe n’étaient pas graves, elles arrivent à tout le monde à un certain moment. Le fait de jouer beaucoup de matches aussi, de les enchaîner, c’est compliqué physiquement. C’est surtout cette blessure au bras (fin novembre) qui a été inattendue, honnêtement, et compliquée à gérer.

Vous avez retardé plusieurs fois votre retour. Pensez-vous que vous angoissiez à l’idée de revenir sur un court de tennis ?

Il y a eu pas mal d’erreurs du côté médical. On m’annonçait à chaque fois des temps qui n’étaient pas réels et qui n’étaient pas les temps dont j’ai eu besoin. C’est aussi pour ça qu’il y a eu plein de faux retours (au WTA 250 de Rouen mi-avril, notamment). J’étais trop courte dans les délais. Je n’avais pas pu reprendre certains coups du tennis juste avant la date. Donc il n’y avait aucun intérêt à aller faire un match. Je ne pouvais pas le finir.

Le contraste entre l’attention médiatique et du public après Roland-Garros et vos six mois d’absence a-t-il été difficile ?

Oui et non, parce qu’au final, c’est juste revenu un peu comme ça l’était avant, comme je l’ai toujours vécu. La seule chose qui était dure en fait, c’était d’être en dehors du court, c’est tout.

Comment sont vos premières sensations à Madrid ?

Vraiment une bonne énergie. Le fait de revenir sur le circuit, sur un tournoi, je sens que ça m’apporte quand même quelque chose que je n’avais pas eu depuis un moment. Ca m’aide aussi justement à continuer ce processus de guérison.

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Vous affrontez mardi en fin de journée l’Américaine Peyton Stearns (43e). Comment abordez-vous ce match ?

Je n’ai pas d’attente particulière à part celle que j’ai toujours eue. Forcément, je rentre sur le court pour gagner, pour me donner à 100%. Mais avant tout, ça me fera énormément de plaisir de juste jouer au tennis et sans douleur.

Vous collaborez désormais avec le Néerlandais Hendrick Vleeshouwers, ex-coach d’Amanda Anisimova. Que peut-il vous apporter ?

Que du bien, à mon avis. C’est un coach que je connais depuis longtemps. Quand j’étais jeune, j’avais pu faire quelques semaines avec lui. On se connaissait en dehors du terrain, on va dire. Il a une très grosse expérience sur le circuit. Et on a clairement la même vision pour moi, pour mon jeu, pour mon tennis.


Source:

www.franceinfo.fr

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