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"Une mesure efficace et d'un impératif moral" : des économistes appellent à taxer les bénéfices exceptionnels des groupes énergétiques

Cette taxe concernerait les bénéfices excédentaires liés à la guerre, et non « les investissements productifs », expliquent les scientifiques.


Publié le 16/04/2026 15:34



Mis à jour le 16/04/2026 16:53

Temps de lecture : 2min

L’économiste américain Joseph Stiglitz, le 16 mars 2026 à Genève (Suisse). (FABRICE COFFRINI / AFP)

Une mesure « efficace » face à la hausse des prix de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient, selon les économistes de l’organisation internationale Icrict. Co-présidée par le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, cette commission indépendante « appelle les gouvernements à instaurer immédiatement une taxe sur les bénéfices exceptionnels dans les secteurs du pétrole, du gaz et des engrais », peut-on lire dans une déclaration transmise jeudi 16 avril à l’AFP.

« Il s’agit d’une mesure économiquement efficace et d’un impératif moral », ajoute-t-elle, rappelant des précédents historiques. Cette taxe concernerait les bénéfices excédentaires liés à la guerre, et non « les investissements productifs », sans impact inflationniste « car elle ne s’applique pas à la consommation d’énergie ». Avec l’accumulation des crises depuis le Covid-19, l’Icrict défend un « mécanisme permanent et automatique » se déclenchant au-delà d’un certain seuil de prix.

Les prix du pétrole et du gaz ont grimpé en flèche depuis le début des frappes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février, qui ont conduit en réaction au blocage du détroit d’Ormuz, d’importance stratégique, et endommagé des infrastructures énergétiques du Golfe.

« Les bénéfices exceptionnels (…) représentent un transfert soutenu de revenus dû à des contraintes d’approvisionnement qui persisteront longtemps après toute résolution » du conflit, affirme l’Icrict, qui compte dans ses rangs les économistes français Gabriel Zucman et Thomas Piketty et d’anciens responsables politiques du monde entier. Or, la hausse des prix « pèse de manière disproportionnée sur les travailleurs, les agriculteurs et les nations importatrices de combustibles fossiles, tandis qu’un petit groupe de grandes entreprises et d’Etats producteurs accumule des superprofits à leurs dépens », note l’organisation.


Source:

www.franceinfo.fr

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