Une semaine après le communiqué aussi inattendu que laconique du groupe Europlasma annonçant être entré en « négociation exclusive avec un investisseur français » en vue de la cession de « ses activités liées à la défense », vendredi 10 avril, les salariés des Forges de Tarbes, des Fonderies de Bretagne et de Valdunes, trois entreprises contrôlées par Eurosplama, baignent toujours dans le plus grand flou. Ils ne sont visiblement pas les seuls.
« A l’heure où on se parle, le projet est tout sauf ficelé ou finalisé. Il y a une annonce. On travaille avec Europlasma pour qu’il nous explique le projet », a ainsi répondu prudemment le délégué général pour l’armement, Patrick Pailloux, devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale, mercredi 15 avril.
Délégué CGT aux Fonderies de Bretagne, à Caudan (Morbihan), reprises par Europlasma il y a moins d’un an, avec 266 salariés, Maël Le Goff dit être « tombé de [sa] chaise » en apprenant le projet de vente par la presse. « De fait, nous, on n’en produit pas encore des obus, alors est-ce qu’on fait partie des activités défense ? On n’en sait rien ».
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Source:
www.lemonde.fr


