Après une année 2024 de ralentissement économique généralisé, et avant une année 2026 qui va devoir encaisser le choc majeur de la guerre en Iran, l’économie des outre-mer a connu un petit répit en 2025. L’Institut d’émission des départements d’outre-mer (Iedom), l’équivalent de leur banque centrale, évoque une « reprise timide » avec des « éléments plutôt positifs », dans son rapport annuel sur la conjoncture, présenté mardi 14 avril à la presse.
Soucieux de présenter « le bon diagnostic », le nouveau président de l’Iedom, Alexandre Gautier, se réjouit ainsi de voir que le financement bancaire s’est accru, que les projets d’investissement restent à bon niveau et que le climat des affaires s’est partout amélioré. Obtenu grâce à un questionnaire trimestriel adressé aux chefs d’entreprise, cet indicateur est intéressant, car corrélé à la création de richesse.
Cela vaut en Polynésie, où Alexandre Gautier qualifie le climat 2025 de « spectaculaire puisque deux entreprises sur trois ont connu une croissance de leur chiffre d’affaires », mais aussi en Martinique, même si le département n’a pas encore absorbé les émeutes contre la vie chère de septembre 2024. A Mayotte, le soutien de l’Etat après le cyclone Chido permet à plus de 70 % des patrons d’afficher une activité en hausse. En Nouvelle-Calédonie, en revanche, « le flou institutionnel est négatif pour le climat des affaires, et 50 % des entreprises ont connu une baisse de chiffre d’affaires supérieure à 10 % ».
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Source:
www.lemonde.fr


