Donald Trump a estimé qu’il serait «une terrible erreur» de remplacer Gianni Infantino à la tête de la FIFA, prenant position publiquement après l’abandon d’un projet controversé visant à ouvrir la gouvernance de l’instance à des investisseurs privés. La déclaration intervient alors que le président de la fédération internationale fait l’objet de critiques soutenues de la part de certains acteurs du football et de l’opinion publique.
Le projet évoqué, qui a été présenté puis finalement retiré, proposait une évolution du modèle de financement et de gouvernance de la FIFA par l’accueil d’investisseurs externes. L’initiative a suscité des interrogations sur les conséquences pour l’indépendance des fédérations et la transparence des décisions, entraînant une vague de réactions et la suspension provisoire des travaux relatifs à cette proposition.
La controverse a relancé les débats sur la gestion de l’instance dirigeante du football mondial et sur la responsabilité de son président. Des voix au sein de la communauté footballistique ont appelé à un changement de direction, tandis que d’autres ont plaidé pour des réformes internes sans substitution à la tête de l’organisation. Dans ce contexte, la prise de position de M. Trump a été interprétée comme un soutien net à la continuité de la présidence d’Infantino.
Sur le plan statutaire, tout remplacement à la présidence de la FIFA obéit à des procédures formelles définies par les règlements de l’institution et par ses organes compétents. Un changement effectif impliquerait l’intervention des organes de gouvernance de la FIFA et, le cas échéant, un vote des membres, selon les règles en vigueur. À court terme, la gouvernance de la fédération reste centrée sur les discussions internes concernant le modèle économique et la clarification des mécanismes de décision.
La situation demeure suivie de près par les associations nationales, les confédérations continentales et les partenaires commerciaux. Les prochains mois devraient préciser si le débat se limitera à une réaction politique et médiatique ou s’il débouchera sur des révisions durables des orientations stratégiques et des règles de gouvernance de la FIFA.


