Mobilisation générale à Singapour : confrontée à une moyenne d’environ 10 000 cas de dengue par an, la cité-État multiplie les dispositifs de lutte anti-vectorielle. Les autorités présentent cette mobilisation comme une combinaison d’outils technologiques, d’interventions sur le terrain et de campagnes de sensibilisation destinées à réduire la présence des moustiques Aedes et le risque de transmission virale.
Parmi les réponses mises en avant figurent des robots attrapeurs de moustiques, conçus pour attirer et capturer les insectes dans les zones urbaines, ainsi que des « élevages en laboratoire » destinés à produire des moustiques mâles modifiés, soit stériles, soit porteurs de la bactérie Wolbachia, qui diminue la capacité de transmission des virus. Ces approches sont présentées comme complémentaires aux méthodes classiques de lutte, notamment la pulvérisation et le traitement des points d’eau stagnante.
Le déploiement et la coordination des actions reposent sur des agences publiques et des équipes de terrain. La National Environment Agency (NEA) et le Ministère de la Santé supervisent la surveillance entomologique, le suivi des foyers et les campagnes d’information. Sur le terrain, des inspections à domicile permettent d’identifier et d’éliminer les lieux de reproduction (récipients, gouttières, objets accumulant de l’eau) et de rappeler les gestes de prévention aux résidents.
Les autorités rappellent toutefois que la lutte est continue et exige la participation des habitants, compte tenu de la densité urbaine et des conditions climatiques favorables aux moustiques. Des programmes pilotes et des études d’impact sont en cours pour mesurer l’efficacité des technologies émergentes et adapter les stratégies. À court terme, l’objectif annoncé reste de réduire les populations vectorielles et d’empêcher les flambées épidémiques par une combinaison d’innovation, de surveillance et d’actions communautaires.


