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Injections esthétiques illégales : plus de 200 signalements en un an

Pratique illégale croissante : les injections esthétiques non réglementées se propagent via les réseaux sociaux, alors que l’injection de toxine botulique et d’acide hyaluronique reste légalement réservée aux médecins. Selon les données publiées par le Ordre des médecins, plus de 200 signalements de personnes se présentant comme médecins ont été enregistrés en l’espace d’un an, suscitant des alertes sur les risques pour la santé publique et la nécessité de contrôler ces pratiques.

Les offres apparaissent souvent sous la forme de publications promotionnelles, de vidéos ou de messages directs proposant des tarifs attractifs et des lieux d’intervention informels. Des professionnels non médicalisés ou des intervenants sans qualification reconnue exercent parfois dans des domiciles, des locaux commerciaux provisoires ou en cabinet sans assurance ni traçabilité des actes. Cette diffusion facilite l’accès à des traitements invasifs sans garantie de contrôle sanitaire, d’information pré-procédurale ni de suivi médical adapté.

Les complications rapportées dans la littérature médicale et par les autorités incluent infections locales, réactions inflammatoires, formations de granulomes, nécroses et, dans des cas rares mais graves, embolies pouvant entraîner une perte de vision ou des séquelles durables. Face à ces risques, le Ordre des médecins souligne l’importance de vérifier l’inscription au tableau national et rappelle que seuls des médecins qualifiés doivent réaliser ces actes. L’instance a centralisé les signalements pour orienter des mesures disciplinaires et informe également les autorités compétentes lorsque des éléments laissent suspecter un exercice illégal.

Les spécialistes et les autorités encouragent une réponse coordonnée impliquant les plateformes numériques, les pouvoirs publics et les organisations professionnelles pour renforcer la prévention et l’application du cadre légal. Pour les patients, il est recommandé de demander la qualification du praticien, de vérifier son numéro d’inscription auprès de l’Ordre des médecins et d’exiger une consultation préalable avec évaluation des antécédents médicaux. Ces précautions contribuent à réduire les risques sanitaires liés à des interventions esthétiques réalisées hors du cadre médical.

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